Lesotho-Maroc: les notes de Coach Ouahbi et ses Lions

Le onze de départ des Lions de l'Atlas contre le Lesotho, le mardi 29 septembre 2026.

Les Lions de l’Atlas ont confirmé leur bon départ dans les éliminatoires de la CAN 2027 en s’imposant face au Lesotho (2-0). Globalement maîtres de leur sujet, malgré une période moins maîtrisée après les changements opérés en seconde période, les hommes de Mohamed Ouahbi ont fait la différence grâce à Brahim Diaz et Azzedine Ounahi. Dans l’animation offensive, le duo formé par Ounahi et Bilal El Khannouss s’est particulièrement illustré.

Le 29/09/2026 à 15h59

Yassine Bounou (6): Une rencontre très calme pour le portier de la sélection nationale. Très peu sollicité par l’attaque du Lesotho, Bounou n’a eu qu’un seul arrêt à effectuer et s’est montré propre dans ses sorties et relances. Un match sans véritable danger.

Zakaria El Ouahdi (5): Pour sa titularisation sur le flanc droit, le latéral de Hambourg n’a pas vraiment convaincu. Peu à l’aise balle au pied, il a manqué de justesse et d’assurance dans certaines prises de balle, avec plusieurs contrôles ratés et beaucoup trop de déchet dans ses transmissions. En un mot: fantomatique.

Issa Diop (6): Très peu inquiété défensivement, le défenseur central d’Ipswich a surtout contribué à la construction du jeu marocain. Propre dans ses relances et presque irréprochable dans ses transmissions, il n’a pas hésité à avancer balle au pied pour apporter le surnombre au milieu. Solide dans ses rares interventions défensives, il a livré un match sérieux et maîtrisé.

Abdelhamid Aït Boudlal (6): Positionné comme dernier homme de la ligne défensive, il a assuré la couverture avec beaucoup de maturité. Rarement mis sous pression, le jeune défenseur s’est montré vigilant et appliqué dans ses interventions, sans prendre de risques inutiles. Une prestation sérieuse face à une attaque lesothane peu menaçante.

Noussair Mazraoui (7,5): Un autre grand match d’«El Haj». Solide dans les duels, propre dans la relance et toujours aussi précieux dans l’anticipation. Il a également beaucoup apporté à l’intérieur pour créer du surnombre au milieu et participer à la construction. Une prestation complète avant sa sortie sur blessure.

Oussama Targhalline (7): Le véritable régulateur du jeu marocain. Toujours disponible à la relance, il a servi de lien entre la défense et l’attaque en faisant circuler le ballon avec énormément de justesse. La majorité des séquences marocaines sont passées par lui, ce qui a notamment permis à El Aynaoui d’évoluer avec plus de liberté.

Neil El Aynaoui (6,5): Plus libre grâce au travail de Targhalline, le milieu du RB Leipzig a pu évoluer un cran plus haut, avec davantage de projections et beaucoup de justesse dans ses transmissions. Disponible et précieux dans la circulation du ballon, il a toutefois eu moins d’impact à l’approche du dernier tiers, où il s’est montré plus discret.

Azzedine Ounahi (7): Très technique et mobile, «L’Abeille» a souvent trouvé les bons espaces et apporté de la fluidité au jeu marocain. Très actif, il a constamment cherché à se rendre disponible entre les lignes, même si sa prestation a parfois été brouillonne, avec quelques frappes forcées et plusieurs ballons perdus. Son but vient toutefois récompenser un match plein d’activité.

Brahim Diaz (7): Malgré son envie et son aisance technique, l’ailier du Real Madrid a connu un match parfois compliqué face à une défense qui a souvent réussi à l’enfermer. Il a eu du mal à faire la différence dans le un contre un et a perdu plusieurs ballons, sans jamais renoncer à provoquer. Son but inscrit en première période vient finalement récompenser son activité et sa persévérance.

Bilal El Khannouss (8): Le joueur le plus inspiré de la sélection nationale. Toujours disponible entre les lignes, très à l’aise techniquement, il a constamment cherché à combiner avec Ounahi et à déséquilibrer le bloc adverse. Ses quatre passes clés illustrent son influence dans la création, même si le dernier geste aurait parfois pu être plus précis.

Ismael Saibari (5): Un match à oublier. Très discret rarement trouvé dans de bonnes conditions, il n’a jamais vraiment réussi à entrer dans sa rencontre. Plusieurs contrôles manqués, aucune réussite dans ses tentatives de dribbles et très peu d’influence dans les trente derniers mètres. Loin de son meilleur niveau.

Achraf Hakimi (6): Entré à la place de Mazraoui, le capitaine des Lions de l’Atlas a rapidement retrouvé ses repères dans son couloir, évoluant très haut comme à son habitude. Disponible et volontaire, il a toutefois eu trop peu de temps pour réellement peser sur la rencontre et apporter davantage offensivement.

Abdessamad Ezzalzouli (6): Un changement pour apporter plus de percussion sur l’aile gauche, il a essayé d’étirer le bloc adverse et d’apporter de la vitesses sur son côté. Son entrée est toutefois restée assez discrète, avec peu de situations réellement dangereuses malgré une passe clé.

Soufiane Rahimi (6,5): Une entrée courte mais décisive. Peu présent dans le jeu, il a néanmoins fait la différence au bon moment en offrant la passe décisive sur le deuxième but des Lions de l’Atlas. Peu de volume, mais de l’impact et de l’efficacité.

Tawfik Bentayeb et Soufiane El Faouzi: Entrés dans les dernières minutes, les deux joueurs ont touché très peu de ballons et disposé d’un temps de jeu trop réduit pour réellement peser sur la rencontre ou être notés.

Mohamed Ouahbi (7): Le sélectionneur national a bien maîtrisé son match dans l’ensemble, avec une équipe qui a longtemps contrôlé la rencontre sans réellement être inquiétée. Ses changements ont toutefois modifié l’équilibre des Lions de l’Atlas, notamment avec le passage en 4-4-2 losange, qui a offert plus d’espaces au Lesotho. La sélection nationale a aussi manqué de lucidité et d’efficacité dans les derniers mètres, mais Ouahbi poursuit sa série positive avec neuf victoires, trois nuls et une seule défaite en treize match.

Par Omar Nabile
Le 29/09/2026 à 15h59