OCS-USMA: les supporters algériens sèment le chaos à Safi, le coup d’envoi retardé

Les hooligans algériens au satde Al Massira de Safi, le 19 avril 2026

VidéoJets de projectiles, fumigènes, invectives et mouvements de foule: les supporters de l’USM Alger a plongé le stade El Massira de safi dans une tension extrême avant la demi-finale face à l’OCS. Des débordements qui ont perturbé l’organisation du match.

Le 19/04/2026 à 19h46

Ce qui devait être une grande soirée africaine s’est transformé en un spectacle indigne des standards du football continental. Au stade El Massira de Safi, les incidents provoqués par les supporters de l’USM Alger ont sérieusement terni l’image de cette demi-finale retour de la Coupe de la CAF face à l’Olympique de Safi.

Avant même que le ballon ne roule, la tension était palpable. Jets de projectiles, insultes à répétition, fumigènes allumés dans les tribunes et mouvements de foule incontrôlés: tous les ingrédients d’un scénario à risque étaient réunis. Certains individus sont même descendus jusqu’au grillage séparant les tribunes de la pelouse, flirtant dangereusement avec une confrontation directe avec les forces de l’ordre.

Une escalade qui n’a rien d’anodin. Elle traduit un comportement irresponsable, aux antipodes de l’esprit sportif, et qui aurait pu basculer à tout moment dans un drame. Seule la réaction rapide et ferme du dispositif sécuritaire marocain a permis d’éviter le pire et de contenir une situation qui menaçait de dégénérer.

Le contraste est d’autant plus frappant que les quelque 500 supporters algériens présents avaient bénéficié de conditions d’accueil facilitées, avec un encadrement logistique et sécuritaire pensé pour garantir le bon déroulement de leur déplacement. Un geste d’ouverture qui, visiblement, n’a pas été respecté par tous.

Conséquence directe de ces débordements: le coup d’envoi, initialement prévu à 20h, a dû être retardé, le temps de rétablir un semblant de calme. Une perturbation évitable, qui vient rappeler à quel point certains comportements isolés peuvent impacter l’ensemble d’un événement.

Ce type de scénario n’est pas sans rappeler des précédents récents. Lors de la CAN 2025, des débordements similaires avaient déjà été observés après l’élimination de l’équipe algérienne face au Nigeria en quart de finale, le 10 janvier à Marrakech, avec des tentatives d’intrusion sur la pelouse et une situation proche du point de rupture.

Aujourd’hui, une question s’impose: simple dérapage ou climat volontairement tendu?

Par Khalil Abou Khalil
Le 19/04/2026 à 19h46