Lamine Yamal, diminué puis génial
Du haut de ses 18 ans, et désormais avec le N.10 dans le dos, le prodige catalan, gêné en première partie de saison par des douleurs persistantes au pubis, a porté l’attaque barcelonaise sur ses épaules, comme un grand.
Avec 16 buts et 12 passes décisives en 28 matchs de Liga, le jeune ailier est à la fois le meilleur buteur et le meilleur passeur de son équipe, qu’il a guidée vers le titre avec des gestes décisifs à des moments clés, et des performances de haut vol dignes de son nouveau statut de superstar mondiale.
Deuxième du Ballon d’Or l’an dernier, Yamal sera logiquement un sérieux candidat cette année, après avoir surmonté ses pépins physiques et compensé par ses coups d’éclats les absences répétées de son compère brésilien Raphinha, et la baisse de régime de Robert Lewandowski.
Pedri, indispensable métronome
C’est bien simple, il y a eu cette saison un Barça avec, et un Barça sans Pedri. Ses statistiques, huit passes décisives et deux buts en championnat, sont honorables pour un milieu de terrain mais ne reflètent en rien l’impact monumental du N.8 catalan, des deux côtés du terrain.
Pas épargné par les blessures, comme depuis le début de sa carrière, le magicien canarien a été essentiel à la création et à la récupération, en tant que relais principal de son entraîneur Hansi Flick, à la fois gestionnaire du tempo et déclencheur du pressing barcelonais.
Souvent promu capitaine en raison des blessures successives de Raphinha et de Frenkie de Jong, il a été le véritable leader de son équipe, en débloquant de nombreuses rencontres grâce à sa vision du jeu et sa qualité technique.
Eric Garcia, le couteau suisse
Dans un autre registre, l’ex-joueur de Manchester City a bien souvent été l’homme de l’ombre des succès barcelonais, en faisant preuve d’une impressionnante polyvalence.
Il a ainsi évolué tantôt comme défenseur central, tantôt comme milieu défensif, et même comme latéral droit, lorsque Jules Koundé était blessé, sans jamais compter ses efforts.
Dans une défense souvent sur un fil, toujours positionnée très haut sur le terrain pour jouer le piège du hors-jeu, son impact physique et son sens de l’anticipation ont été cruciaux.
Joan Garcia, la recrue qui a tout changé
Le gardien catalan, recrue majeure de l’été dernier pour permettre au club blaugrana de moins trembler défensivement, a fait exactement ce que l’on attendait de lui, et peut-être encore mieux.
C’est en grande partie grâce à ses parades et des interventions décisives que le Barça a pu accumuler une telle avance au classement, en remportant des matchs qu’il aurait sans doute perdus l’an dernier avec le vétéran polonais Wojciech Szczesny ou l’Allemand Marc-André ter Stegen.
Avec seulement 20 buts encaissés en 29 matchs, et 15 rencontres sans en concéder, l’ex-portier de l’Espanyol semble bien parti pour détrôner Jan Oblak, de l’Atlético, en remportant le trophée Zamora du meilleur gardien de Liga. Ses performances lui ont ouvert les portes de la sélection espagnole, avec laquelle il devrait disputer son premier Mondial cet été.
Fermin Lopez, goleador né
Sans un grand Lewandowski, sur le déclin à 37 ans, et avec un Ferran Torres décisif mais maladroit, la lumière est souvent venue de l’électrique milieu espagnol, auteur de six buts et neuf passes décisives en championnat, plus que certains attaquants.
Son explosivité, son agressivité et ses qualités de finisseurs ont été des éléments clés de la conquête barcelonaise, tout comme ses efforts incessants pour presser haut et transformer des pertes de balles adverses en but.
Il devrait, sauf blessure, faire partie de l’aventure nord-américaine avec la Roja, où il s’est imposé comme une sérieuse option comme meneur de jeu titulaire, à la place de son concurrent en club Dani Olmo, lui aussi auteur de gestes décisifs à des moments charnière de la saison.
