Mondial 2030: le média argentin Olé met en avant le Grand Stade Hassan II pour une finale au Maroc

Maquette du Grand stade Hassan II de Benslimane

En se penchant sur le Grand Stade Hassan II de Benslimane, l’une des enceintes majeures appelées à accueillir le Mondial 2030, le média argentin Olé dresse un état des lieux des travaux, tout en développant un argumentaire en faveur d’une finale au Maroc face aux options espagnoles.

Le 04/05/2026 à 13h48

Alors que toute l’attention est tournée vers la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, prévue en juin, Olé s’est projeté quatre ans plus tard en se penchant sur le Grand Stade Hassan II de Benslimane, en pleine construction pour accueillir la compétition en 2030.

L’organisation du Mondial 2030, confiée au Maroc, à l’Espagne et au Portugal, s’annonce comme un chantier d’envergure, réparti sur deux continents et porté par de fortes ambitions. Au Maroc, cela passe notamment par la construction du Grand stade de Benslimane, appelé à devenir la plus grande enceinte au monde. Le stade est d’ailleurs pressentie pour accueillir la très attendue finale, un sujet qui divise en Espagne, où on pousse pour une finale organisée au Santiago Bernabéu ou au Camp Nou.

Le média argentin dresse ainsi un état des lieux de l’avancée des travaux: «Les premières tribunes commencent à apparaître, tout comme une grande partie des fondations de l’enceinte», lit-on.

Conçu pour accueillir 115.000 spectateurs, Olé évoque un projet «qui représente l’ambition du Maroc pour accueillir la finale (...) mais il ne s’agira pas d’un simple stade. Le projet prévoit une véritable mini-ville, avec hôtels, centre commercial, espaces verts, et une gare de train à grande vitesse à proximité, ainsi qu’un espace dédié à l’IBC (centre international de presse)».

Des chantiers encore en cours, puisque le Grand Stade Hassan II est par ailleurs pressenti pour être finalisé en décembre 2027, en ligne avec les échéances du Mondial 2030.

Concurrent direct du Santiago Bernabéu et du Camp Nou, le projet marocain avance ses arguments et «part avec un avantage de taille dans la course à l’organisation de la finale du Mondial. Construit entièrement à partir de zéro et sur un site vaste, il permet d’intégrer dès le départ toutes les exigences de la FIFA, notamment en matière de stationnement et d’IBC, un élément crucial pour ce type d’événements».

Autant d’arguments qui pourraient faire pencher la balance en faveur du Royaume, vainqueur de la CAN 2025, après une organisation saluée. Olé nuance toutefois en comparant avec le Santiago Bernabéu, qui, malgré son statut historique et sa localisation dans la capitale espagnole, «présente aussi des contraintes», puisqu’il est «entouré de commerces, qui devraient fermer plusieurs jours avant et pendant la finale, et sans espace clairement identifié pour accueillir l’IBC».

Et en Espagne, la question de la finale s’impose comme un sujet brûlant, où fédération et responsables politiques poussent pour une tenue du match à Madrid ou à Barcelone. Les sorties médiatiques se multiplient, avec des appels au gouvernement pour accélérer sur le dossier, mais aussi des arguments autour du poids du Maroc et de ses liens avec la FIFA pour défendre sa candidature.

Quoi qu’il en soit, l’intérêt porté par Olé à la question de la finale 2030 organisée à Benslimane met en lumière un chantier qui prend forme et qui traduit les ambitions d’un Maroc en plein travail.

Par Magda Soltani
Le 04/05/2026 à 13h48