Ligue des champions: Manchester United croque le tendre Sabah FC

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Manchester United a soigné son retour en Ligue des champions, après deux ans d’absence, en disposant sans forcer du club azéri Sabah FC (4-0), nouveau venu trop tendre pour son baptême européen, jeudi à Old Trafford.

Le 10/09/2026 à 21h35

« Certaines de nos phases d’attaque ont été fantastiques. Nous avons été dangereux en transition. Défensivement, dans l’ensemble, nous avons vraiment bien travaillé », a applaudi Michael Carrick sur TNT Sports.

L’entraîneur des Red Devils n’avait pas pris de haut ses visiteurs puisqu’une majorité de ses titulaires habituels étaient présents au coup d’envoi, dont le capitaine Bruno Fernandes.

Il en a cependant rapatrié certains sur le banc durant la seconde période, quand le suspense était déjà étouffé, pour ménager ses troupes en vue du derby contre Manchester City, dimanche à domicile.

Sabah FC n’a tenu qu’une petite demi-heure avant de piquer du nez, par manque de discipline et d’expérience, face à des locaux assez redoutables dans leur offensives.

Le club situé à Masazir, près de Bakou, s’est rendu coupable d’une perte de balle largement évitable dans l’entrejeu (une passe complètement manquée) et, au bout de la courte contre-attaque, Matheus Cunha en a profité pour ouvrir le robinet à buts (27e, 1-0).

Bruno Fernandes a prolongé l’élan à la conclusion d’un joli mouvement collectif très fluide, et d’une dernière passe, en pivotant, de Youri Tielemans (42e, 2-0).

Benjamin Sesko a douché un peu plus les minces espoirs adverses sur une passe en profondeur de Bryan Mbeumo et après avoir déjoué la sortie du gardien (45e, 3-0).

Qualification héroïque

La seconde période a été plus avare en spectacle. Même le but de Lisandro Martinez (68e, 4-0), après un grand moment de confusion chez le gardien adverse, était moins beau que les précédents.

Après la pause, de toute façon, Manchester United était sûr de tenir sa victoire et a fait tourner très largement, notamment pour reposer le très impressionnant milieu Kobbie Mainoo. Et Sabah n’avait pas les moyens, ni le moral peut-être, pour amorcer une remontada.

On peut difficilement faire plus « Petit poucet » que le champion d’Azerbaïdjan, fondé il y a neuf ans seulement et obligé de passer par huit matches de qualification (en incluant un barrage retour gagné 5-2 contre Hapoël Beer-Sheva) pour disputer la grande Ligue des champions.

Il s’est hissé pour la première fois dans une compétition européenne, sans star et avec un entraîneur, le Lituanien Valdas Dambrauskas, à l’étonnant parcours de vie. Celui-ci a émigré en Angleterre, plus jeune, pour lancer sa carrière de formateur, non sans avoir auparavant participé à l’émission « Qui veut gagner des millions ? » dans son pays natal.

Il n’a pas fait de miracle à Old Trafford, le « Théâtre des rêves », mais l’écart de niveau était probablement insurmontable.

Le reste de leur campagne ressemble à un parcours du combattant puisqu’il leur faudra encore affronter des cadors comme Dortmund, Naples, Barcelone ou Arsenal, finaliste de la dernière édition.

Par Le360 (avec AFP)
Le 10/09/2026 à 21h35