A 19 ans et 39 jours, la native de Krasnoïarsk devient la plus jeune joueuse à s’imposer à Paris depuis Monica Seles, qui avait 16 ans et demi lorsqu’elle a remporté le premier de ses trois titres consécutifs porte d’Auteuil en 1990.
Ce sacre couronne l’évolution de cette adolescente prodige qui a remporté à 15 ans son premier match sur le circuit WTA.
Victorieuse des WTA 1000 de Dubaï et Indian Wells l’an dernier, elle ajoute à son palmarès un premier tournoi du Grand Chelem dès sa première finale.
Chwalinska se consolera elle avec la 21e place mondiale, son meilleur classement, qu’elle atteindra lundi à la prochaine actualisation du classement WTA.
Elle a marqué l’histoire de Roland-Garros, en devenant la joueuse la plus mal classée à se hisser en finale depuis la création du classement WTA en 1975. C’est aussi la seule issue des qualifications à être allée aussi loin sur la terre battue française.
Sous les yeux de Brad Pitt, la Polonaise a pu exprimer dans un premier temps avec efficacité son style unique fait de variations, entre balles en cloche, amorties et revers longs, qui ont surpris son adversaire.
Mais 3 jeux partout, Andreeva, plus agressive, a commencé à prendre ses marques, avec l’appui d’un meilleur service. Elle a bouclé la première manche en 42 minutes.
Une fois lancée, la Russe n’a laissé que des miettes à Chwalinska. Elle a su monter le curseur en sauvant trois balles de break pour mener 3-0.
Toute proche du titre à 5-0, Andreeva a laissé filer deux jeux, avant de terminer le match sur le service de son adversaire.
