Les dirigeants historiques du Bayern, le président Uli Hoeness et sa cheville ouvrière Karl-Heinz Rummenigge, ont hésité longtemps. Alors qu'une nouvelle génération est en cours d'éclosion au club, conserver un joueur de son âge présentait un risque.
Mais Ribéry, en ce début de printemps, a tout fait pour ne pas laisser le choix à ses patrons.
Omniprésent, combattif, mentalement indestructible, il est depuis la blessure de Kingsley Coman incontournable sur l'aile gauche de l'attaque, où sa complicité avec le latéral David Alaba (ou même Rafinha, comme mercredi soir en Ligue des champions contre Séville) donne le tournis à toutes les défenses.
"J'ai toujours faim, je veux rester aussi longtemps que possible au Bayern", déclarait-il en mars, alors que la question de sa prolongation après le 30 juin restait en suspens.
"Ce n'est pas un contrat que l'on offre par pitié" à Ribéry, commente jeudi Kicker: "Les décideurs ont mesuré à quel point ce joueur peut encore aider le club, sportivement et humainement".
