Mondial 2026: l’essentiel de la conf’ de Mohamed Ouahbi et Achraf Hakimi avant Maroc-Brésil

Achraf Hakimi et Mohamed Ouahbi.. AFP or licensors

Mohamed Ouahbi et Achraf Hakimi se sont présentés devant la presse à l’occasion de la première conférence de ce Mondial 2026, à la veille de l’entrée en lice des Lions de l’Atlas face au Brésil, ce samedi 13 juin. Devant les médias internationaux, le sélectionneur national et son capitaine sont revenus sur plusieurs points.

Le 12/06/2026 à 21h13

Les Lions de l’Atlas entrent en lice ce samedi face à la Seleção pour leur premier match du groupe C de la Coupe du monde 2026. À la veille de ce choc très attendu au MetLife Stadium du New Jersey, le sélectionneur Mohamed Ouahbi et son capitaine Achraf Hakimi se sont présentés devant les médias avec un discours empreint de confiance et de sérénité.

Mohamed Ouahbi a d’abord évoqué l’état d’esprit qui règne au sein du groupe à quelques heures de cette entrée en matière face au Brésil: «Les ondes sont positives, on est confiant sur l’état des joueurs et sur ce qu’on a voulu mettre en place. Les principes et les valeurs que nous avons instaurés commencent à prendre forme. Ce sont des matchs qui nous diront où nous en sommes. On l’a déjà vu contre la Norvège, je pense que nous sommes bien pour commencer la compétition».

Interrogé sur Vinicius Junior, Achraf Hakimi a préféré mettre en avant la qualité collective de l’adversaire : «Je pense que tout le monde connaît le Brésil et la qualité de Vinicius, c’est un grand joueur. Je pense que le reste des joueurs de l’équipe brésilienne sont très bons aussi. Mais nous nous sommes bien préparés, nous sommes prêts, je le suis aussi sur le plan personnel, et je suis certain que nous pouvons réaliser une bonne performance lors de ce match».

Concernant les forfaits d’Abdessamad Ezzalzouli et de Nayef Aguerd, Mohamed Ouahbi s’est montré rassurant quant aux solutions dont il dispose: « Il est vrai qu’on a remplacé deux joueurs, mais tous les autres sont aptes, tout le monde est prêt à jouer. Talbi est une solution, comme il y a d’autres joueurs. On ne va pas changer nos principes, on a montré de bonnes choses et on continuera de les montrer avec nos principes (…) On a anticipé aussi le fait que certains joueurs ne pourraient pas jouer, donc ça ne change pas grand-chose. On est désolés pour Abde et Nayef, parce que ce sont des joueurs très importants et qu’ils vont rater une Coupe du monde. Mais on a déjà trouvé des solutions. Donc on est confiants et on va continuer comme on fait d’habitude».

Hakimi a ensuite insisté sur les ambitions du Maroc face à l’un des favoris du tournoi: «Je pense que l’adversaire que nous affrontons demain est une équipe de qualité. Nous avons aussi de la qualité. On nous appelle les Brésiliens d’Afrique. Nous sommes prêts à faire quelque chose de grand avec la confiance et le soutien de tous les Marocains. Nous serons performants et nous commencerons bien le match de demain».

Le capitaine des Lions a également évoqué les conditions climatiques rencontrées aux États-Unis: «Oui, nous sommes habitués. Nous sommes Africains et il fait chaud au Maroc. Nous sommes venus tôt pour nous acclimater et nous habituer à la chaleur. Le coach et son staff ont fait un bon programme pour gérer les températures. Lors de l’amical contre la Norvège et des entraînements, nous avons bien géré malgré la chaleur. Tout se passe bien. Nous sommes prêts pour demain, dans les meilleures conditions possibles».

Questionné sur l’étiquette de favori souvent attribuée aux grandes nations dans ce type de compétition, Hakimi a rejeté cette notion: «Je pense qu’un match comme celui-ci et un long tournoi comme le Mondial, il n’y a pas de favoris. On connaît les qualités du Brésil mais aussi du Maroc. Ce sera un match très équilibré, qui peut basculer d’un côté ou de l’autre sur des petits détails, surtout au niveau de l’efficacité des deux côtés. On espère que ça sera de notre côté, qu’on sera plus concentrés sur l’aspect offensif pour marquer et bien défendre. Je ne pense pas qu’il y ait un favori dans une Coupe du monde».

Pour Mohamed Ouahbi, le défi sera avant tout mental, tout en gardant le juste équilibre entre ambition et respect de l’adversaire: «Comme dans tous les matchs, le mental est nécessaire. Des fois vous jouez contre une équipe qui n’est pas le Brésil et il vous faut beaucoup de mental aussi pour gagner. Nous devons jouer avec nos qualités et avoir confiance en nous, en ce que nous savons faire. Il faut assumer notre nouvelle dimension, ne pas craindre le Brésil et surtout le respecter. Les joueurs sont sereins et en confiance (...) J’aime bien qu’on soit respecté, j’aime vraiment ça. Ça ne me pose pas de problème, mais il faut l’assumer et que ça dure pendant de nombreuses années. Aujourd’hui, le Maroc, quand il participe aux compétitions, doit être un prétendant. Et à nous de tout faire pour laisser cet héritage, pour que pendant des années, on soit respectés. Mais ils nous respectent comme nous, nous les respectons».

À propos de l’état physique de Noussair Mazraoui, le sélectionneur est resté prudent: «Je ne parlerai pas de sa forme. Il s’est entraîné, il va bien. On a encore un entraînement, mais on verra qui sera sur le terrain demain. Tous les joueurs prêts sont là, ici».

Très ému au moment d’évoquer l’absence de Nayef Aguerd, Achraf Hakimi a tenu à lui rendre hommage: «Nayef a été malheureusement blessé. Je voudrais le saluer pour tout ce qu’il a fait. Je suis vraiment triste pour lui. Nous nous donnerons à fond pour tous les Marocains et pour nos deux coéquipiers. Nous donnerons tout sur le terrain pour le Maroc. Je ne doute jamais du Maroc. Je suis très fier d’être Marocain. J’ai vu la performance contre la Norvège et comment les joueurs se sont sacrifiés. Nos supporters sont une immense source de motivation. Nous sommes fiers et très soutenus. Je crois au travail, en la confiance et en les performances sur le terrain».

Le latéral du Paris Saint-Germain a également été interrogé sur ses retrouvailles avec son coéquipier Marquinhos: «Avec Marquinhos, nous n’avons pas beaucoup parlé ces derniers jours. Chacun est concentré sur l’équipe nationale. Mais il est vrai que lorsque nous étions encore à Paris, nous avons beaucoup ri et fait des blagues. Sur le terrain, chacun voudra gagner. Que le meilleur gagne!»

De son côté, Mohamed Ouahbi a analysé les forces du Brésil et l’impact potentiel d’un retour de Neymar: «Pour eux, ça va sûrement changer quelque chose, pour nous je ne pense pas. Maintenant, on connaît la qualité du coach, on a bien analysé. Sur les derniers matchs, il a apporté beaucoup de choses à cette équipe. On sait qu’il y a beaucoup de qualité individuelle, c’est vrai, mais c’est une équipe qui sait à quoi elle joue. Il y a une structure intéressante, d’autres joueurs dont on ne parle pas beaucoup mais qui sont tout aussi importants, comme Guimarães, Casemiro, Cunha».

À l’approche de leur premier Mondial, Hakimi a également adressé un message aux plus jeunes joueurs du groupe: «J’ai déjà disputé deux Coupes du monde et j’étais jeune. Mon conseil aux plus jeunes, c’est de profiter de chaque moment, car on ne sait jamais si ce sera la dernière. On doit profiter de chaque moment avec une responsabilité, 44 millions de Marocains derrière nous. Chaque moment est important. Il faut en profiter, on ne sait pas ce qui peut se passer dans le futur, on l’a vu avec avec Abde et Nayef».

Interrogé sur son système de jeu, Mohamed Ouahbi a préféré entretenir le suspense: «Vous voulez que je vous dise comment on va jouer? (rires) Je pense qu’ils ont un staff très compétent qui a analysé l’équipe. Ils savent que nous avons des principes bien clairs, mais on a un système hybride. Vous le verrez demain, ne soyez pas impatients».

Hakimi a enfin évoqué son admiration pour le football brésilien et la perspective d’affronter Neymar: «J’aime beaucoup le Brésil, que j’ai eu l’opportunité de visiter. Cela me réjouit d’avoir des supporters issus de différents pays. Que l’on s’intéresse à nous là-bas prouve notre nouvelle dimension. Concernant Neymar, je préfère affronter les meilleurs, et il en fait partie. Je le connais et j’aimerais l’affronter pour ce qui pourrait être son dernier Mondial».

Enfin, Mohamed Ouahbi a rappelé que l’objectif restait de s’inscrire dans la continuité du parcours historique réalisé en 2022: «L’objectif reste le même. Achraf l’a dit tout à l’heure. On veut s’inspirer du parcours d’il y a quatre ans, mais surtout de la manière. À partir d’aujourd’hui, je ne parlerai que du futur proche: aujourd’hui, c’est le Brésil. Ce qui nous intéresse maintenant, c’est ce match. Une fois terminé, on passera au suivant. On aborde chaque match avec la même intention, conviction et confiance. C’est comme ça qu’on fera de grandes choses (...) Nous sommes confiants».

Par DNES aux Etats-Unis, Khalil Abou Khalil et Abderrahim Et-Tahiry
Le 12/06/2026 à 21h13