Mondial 2026: plusieurs fédérations, dont des africaines, recadrent le président de l’UEFA

Aleksander Čeferin, président de l'UEFA.

Réunies dans un communiqué commun, plusieurs fédérations africaines et de nations émergentes ont répondu aux critiques d’Aleksander Čeferin sur l’élargissement de la Coupe du monde. Elles défendent une compétition plus inclusive et rappellent que chaque qualification et chaque match ont une valeur particulière pour des millions de supporters à travers le monde.

Le 14/06/2026 à 17h30

Un front commun inédit s’est formé autour de plusieurs fédérations africaines et de nations émergentes du football mondial. Dans un communiqué conjoint publié ce dimanche, les fédérations du Cap-Vert, de Curaçao, de l’Ouzbékistan, du Congo et d’Haïti ont exprimé leur «profonde déception» après les récentes déclarations du président de l’UEFA, Aleksander Čeferin, au sujet de l’élargissement de la Coupe du monde de la FIFA.

Les signataires répondent directement aux propos du dirigeant européen, qui avait estimé que de nombreux matchs de la phase finale étaient «sans intérêt» en raison de l’augmentation du nombre d’équipes participantes.

Une sortie qui n’a pas été du goût de plusieurs fédérations nationales, lesquelles ont tenu à rappeler que chaque qualification à la Coupe du monde représente l’aboutissement d’années de travail et de sacrifices.

«Pour nos pays, aucun match de Coupe du monde n’est sans importance», affirment les fédérations signataires. Elles soulignent notamment le caractère historique des premières qualifications du Cap-Vert, de Curaçao et de l’Ouzbékistan, présentées comme l’aboutissement d’un rêve nourri par plusieurs générations de supporters.

Le communiqué met également en avant le cas du Congo et d’Haïti, deux sélections qui retrouvent la scène mondiale après une longue absence. Pour leurs supporters, expliquent les fédérations concernées, cette présence au Mondial dépasse largement le cadre sportif et constitue un événement porteur d’espoir et de fierté nationale.

Les signataires regrettent que ces parcours soient minimisés. «Suggérer que ces matchs soient d’une manière ou d’une autre moins importants est profondément décevant», peut-on lire dans le texte, qui évoque un manque de considération envers les joueurs, les entraîneurs, les dirigeants, les clubs et les millions de supporters concernés.

Au-delà de la polémique, le communiqué défend une vision universelle du football. Les différentes fédérations rappellent que la force de la Coupe du monde réside précisément dans sa capacité à réunir des nations aux histoires, cultures et traditions footballistiques diverses.

Pour elles, l’élargissement de la compétition ne doit pas être perçu comme un affaiblissement du niveau, mais comme une opportunité de développement pour des pays qui investissent depuis des années dans leurs structures, leur formation et leurs sélections nationales.

Le texte insiste également sur l’impact que peut avoir une participation à la Coupe du monde sur une génération entière de jeunes joueurs et de supporters. Selon les fédérations concernées, chaque qualification contribue à accélérer le développement du football local et à renforcer l’attractivité du sport dans des régions où la passion est immense.

Le communiqué est signé par les fédérations du Cap-Vert, de Curaçao, de l’Ouzbékistan, du Congo et d’Haïti. Plusieurs grandes fédérations africaines ont également apporté leur soutien à cette démarche, notamment celles du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, de l’Égypte, du Ghana, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique du Sud.

Dans leur conclusion, les fédérations réaffirment leur attachement à une Coupe du monde ouverte à tous les continents et rappellent que chaque équipe qualifiée a gagné sa place sur le terrain. «Chaque équipe s’est qualifiée au mérite. Chaque match compte», conclut le communiqué.

Par La Rédaction
Le 14/06/2026 à 17h30