À quatre ans de la Coupe du monde 2030, le Maroc continue de mettre en avant ses ambitions pour ce rendez-vous planétaire qu’il coorganisera avec l’Espagne et le Portugal. Présente en Argentine à l’occasion du Olé Summit 2026, une délégation marocaine a exposé les grands axes des préparatifs du Royaume et évoqué ouvertement son souhait de voir Casablanca accueillir la finale.
Dans un article consacré à cette intervention, le média argentin Olé souligne que le Maroc entend notamment s’appuyer sur le futur Grand Stade Hassan II de Benslimane pour défendre sa candidature à l’organisation du dernier match du Mondial. L’enceinte, actuellement en construction, doit pouvoir accueillir 115.000 spectateurs.
«Nous rêvons d’une finale avec l’Argentine à Casablanca», a notamment lancé la délégation marocaine lors de ce rendez-vous organisé à l’Usina del Arte, rapporte Olé.
Présent à l’événement, Fares Yassir, ambassadeur du Maroc en Argentine, a insisté sur la progression enregistrée par le football national ces dernières années et sur la dimension continentale que le Royaume souhaite donner à son projet.
«Nous pouvons déjà dire que le Maroc est une puissance footballistique au regard de ce qu’il a accompli en peu de temps. Maintenant, nous voulons nous consolider et montrer au monde que l’Afrique en a la capacité et que le Maroc est un fer de lance pour tout le continent», a-t-il déclaré, dans des propos relayés par le média argentin.
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L’ambassadeur s’est également projeté sur la présence des supporters argentins en 2030. «Je ne doute pas qu’il y aura davantage de supporters argentins qu’au Qatar», a-t-il assuré.
Au-delà des installations sportives, la délégation marocaine a surtout voulu présenter le Mondial 2030 comme un projet beaucoup plus large. Azzeddine Bijjou, représentant de l’Office national marocain du tourisme (ONMT), a ainsi mis en avant les investissements engagés dans plusieurs domaines.
«Les infrastructures sont de premier niveau, qu’il s’agisse des stades, des aéroports, du train à grande vitesse ou de l’énergie verte, avec toutes les facilités nécessaires pour le tourisme», a-t-il expliqué.
La proximité géographique entre le Maroc et l’Espagne constitue également, aux yeux des responsables marocains, l’un des atouts de cette Coupe du monde organisée de part et d’autre du détroit de Gibraltar. Azzeddine Bijjou a ainsi pris l’exemple d’un supporter qui pourrait assister à une rencontre le matin à Tanger avant de rejoindre Séville pour un autre match dans l’après-midi.
Olé revient par ailleurs sur le développement du football marocain et sur les investissements réalisés ces dernières années dans la formation et les infrastructures. Jihane Bijjou et Othmane Badssi, respectivement manager et directeur de mission à la Fondation Maroc 2030, ont notamment rappelé le passage de Carlos Bilardo au Maroc dans les années 1970 et la manière dont l’ancien sélectionneur argentin avait déjà perçu le potentiel footballistique du pays.
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«Le football ne commence pas dans les stades, mais dans les quartiers. On le voit sur les places et dans les rues. Aujourd’hui, il existe une structure qui accompagne cette passion, avec des académies et des terrains de proximité», ont-ils expliqué.
Pour la délégation marocaine, la Coupe du monde doit ainsi servir d’accélérateur à une transformation déjà engagée, avec des infrastructures appelées à rester bien au-delà de 2030. «Ce n’est pas seulement un stade pour un tournoi, mais un héritage pour de nombreuses années», ont souligné les représentants marocains.
À travers sa présence au Olé Summit 2026, le Maroc a donc profité d’une importante tribune en Amérique du Sud pour présenter son projet à l’approche du Mondial. Avec, en toile de fond, une ambition désormais clairement affichée: faire de Casablanca le théâtre de la finale de la Coupe du monde 2030.









