Dans un entretien accordé à Foot Mercato, Sofiane Boufal a évoqué différents points concernant l’Équipe nationale.
Il revient sur la CAN Maroc-2025, remportée à domicile par les Lions de l’Atlas face au Sénégal, en janvier, et son absence, évoquant la concurrence et son état de forme: «je n’avais pas beaucoup de temps de jeu en début de saison. Il y a de la concurrence et des joueurs qui émergent et donc à ce moment-là, ils étaient plus légitimes que moi pour pouvoir jouer cette CAN. Si j’avais pu enchaîner les matchs en étant en forme, j’aurais pu y aller et apporter mon expérience que ce soit en tant que titulaire ou remplaçant». La jugeant comme une «très bonne compétition», il estime que les Lions «s’en sont très bien sortis».
Celui qui a disputé trois CAN (Egypte-2019, Cameroun-2021 et Côte d’Ivoire-2023), évoque le tournoi le plus douloureux: celui de 2023, lui qui a notamment manqué le match fatal contre l’Afrique du Sud pour blessure. «Elle a fait mal, car je pense qu’on avait largement l’équipe pour remporter cette CAN. Et aussi, car je me suis blessé avant les 8es de finale. Et ça fait mal d’être là, mais de ne pas pouvoir jouer, d’être impuissant par rapport à la situation, de ne pas aider mes coéquipiers dans ces moments-là. Après, les conditions de jeu ont un impact énorme. Quand tu joues sous 40 degrés avec un taux d’humidité élevé, tu ne vas pas être au top. Justement, au Maroc, on a une fédération qui travaille bien avec des pelouses top et des stades modernes».
Il est ensuite interrogé sur ses ambitions personnelles pour le tournoi nord-américain de l’été prochain (11 juin-19 juillet): «en tant que footballeur pro, on aspire tous à jouer les plus grandes compétitions internationales. Aujourd’hui, je suis dans un championnat compétitif, un championnat majeur. J’ai la chance de pouvoir enchaîner les matchs sans pépins physiques, de monter en régime (…) après en toute honnêteté, je ne me réveille pas tous les matins en pensant uniquement à ça. Mon objectif prioritaire, c’est le maintien du club. Et s’il y a cette Coupe du monde, j’en serai le plus heureux, et si je ne suis pas pris, je serai derrière eux pour qu’ils puissent aller le plus loin possible inchAllah».
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Il évoque ensuite le tournoi rêvé de 2022 et la folle épopée des Lions de l’Atlas: «de l’extérieur personne ne s’y attendait et on l’a fait. C’est ça qui était incroyable, et même pour moi personnellement. Jouer contre des grandes équipes et répondre présent, ça a été ma satisfaction. En tant que footballeur, on aime toujours se confronter à ce qu’il y a de mieux. Et moi, plus le niveau montait, plus je répondais présent. D’un point de vue collectif, on est rentrés dans l’histoire. Mais ce qui est kiffant, ce sont les émotions que tu procures aux gens. Encore aujourd’hui, on m’en parle de cette Coupe du Monde».
«Tout le monde voulait aller loin, il n’y avait pas d’ego, la concurrence était saine. On était une famille et prêts à mourir sur le terrain pour le Maroc. Le Maroc, en sélection, il y a les joueurs issus de Belgique, de France, des Pays-Bas, du Maroc. Et à ce moment-là, on était tous unis. Et si tu veux aller loin, il te faut des joueurs avec de la personnalité. C’est ce qu’on avait avec Hakimi, Ziyech, Ounahi qui à ce moment-là joue à Angers, ou moi. On avait ce truc où on se disait qu’on n’avait pas peur. Et puis on n’avait rien à perdre», a ajouté le joueur à ce sujet.
Enfin, il revient sur l’action litigieuse avec Théo Hernandez, qui avait pu changer le cours de la demi-finale perdue contre la France: «cette action est un peu confuse. À ce moment, il y a un contact et il me touche. Mais à ce moment, j’étais tellement focus sur le match et l’envie de gagner que quand il y a eu cette action, je n’ai même pas eu le sentiment que c’était lui qui faisait faute. Je pensais même que c’était moi et je me suis replacé. On n’a pas eu ce vice qui aurait pu faire que peut-être, on aurait mis la pression sur l’arbitre pour qu’il aille voir le VAR. Mais avec toutes les caméras, ça n’aurait rien changé. Mais il y a l’action qu’on voit à la télé et ce qu’on voit sur le terrain. Ça va trop vite, ça se joue en une seule seconde».
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