Le Mondial 2022, sa carrière, Le Havre... les confidences de Sofiane Boufal

Sofiane Boufal et sa mère au Mondial 2022.

Soufiane Boufal s’est confié ce vendredi 24 avril dans un entretien exclusif accordé au Havre AC, revenant avec sincérité sur son amour du football, ses inspirations, ses souvenirs marquants, notamment lors du Mondial 2022 avec les Lions de l’Atlas, ainsi que sur son parcours et ses ambitions.

Le 25/04/2026 à 12h32

Avec franchise et recul, Soufiane Boufal s’est livré, ce vendredi 24 avril, dans un entretien accordé à son club du Havre, revenant sur ses débuts et les raisons qui l’ont poussé à embrasser une carrière professionnelle. Entre passion précoce, rêves d’enfant et sens des responsabilités envers sa famille, Soufiane Boufal a mis en lumière un chemin guidé par l’émotion et la détermination.

Soufiane Boufal a d’abord expliqué pourquoi il a choisi le football: «J’ai rêvé de devenir professionnel avant tout parce que plusieurs joueurs m’ont procuré énormément d’émotions quand je les regardais jouer à la télévision. Forcément, ça te donne envie de faire ce métier et de ressentir ce genre d’émotions».

Interrogé sur ses modèles, il cite des légendes qui ont marqué son enfance: «Il y en a plusieurs, comme Zidane ou Ronaldinho… Ce sont des joueurs qui m’ont beaucoup inspiré», avant d’ajouter: «Quand j’étais petit, je passais du temps sur YouTube à regarder leurs vidéos. Ensuite, j’allais sur le terrain, parfois même en escaladant un grillage, pour essayer de reproduire leurs gestes».

Revenant sur le sommet de sa carrière, notamment la demi-finale du Mondial 2022 avec le Maroc, Boufal évoque sa plus grande émotion: «C’était lors de la Coupe du monde avec le Maroc. Le plus marquant, c’est d’avoir procuré autant d’émotions aux gens. Se rendre compte qu’avec le football, on peut offrir des souvenirs aussi forts, c’est incroyable».

Revenant sur son premier but avec Le Havre, inscrit face à son club formateur, Boufal partage un sentiment mitigé: «Il y a de la satisfaction, bien sûr. J’étais content parce qu’on menait au score et que c’était un match important».

«Ouvrir mon compteur fait du bien, ça donne de la confiance. On avait aussi beaucoup travaillé avec Bryan (Bergougnoux) pour y parvenir rapidement. Mais il y a aussi de la déception, car ce but n’a pas permis de prendre les trois points. J’aurais préféré qu’il soit décisif», a poursuivi l’ancien joueur de Southampton FC.

«Tu joues, mais pas seulement pour toi»

—  Soufiane Boufal

Il poursuit en soulignant la réalité du métier de footballeur: «Le footballeur vit dans une bulle. Ce n’est pas qu’il ne pense qu’à lui, mais il est souvent coupé de la réalité. De temps en temps, il faut en sortir pour comprendre la vraie vie. Tu joues, mais pas seulement pour toi. Les supporters et les salariés, eux, restent. Le club leur appartient réellement, donc il faut tout faire pour les rendre fiers».

L’ailier de 32 ans confie également son admiration pour une équipe en particulier: «S’il y a une équipe qui m’a marqué, c’est le Manchester City de Guardiola. Quand on les a affrontés, ils m’ont vraiment impressionné. Leur manière de jouer, de presser… c’était une vraie torture».

Enfin, Boufal assure que le football a toujours été une évidence pour lui: «À l’adolescence, je n’avais pas d’autre plan. J’avais un objectif clair et je me suis donné les moyens de l’atteindre pour changer la vie de ma famille».

Il conclut avec lucidité: «Quand tu joues, ce n’est pas seulement pour toi. J’avais des responsabilités très tôt, et je voulais réussir aussi pour les miens».

Arrivé lors du mercato hivernal en provenance de l’Union Saint-Gilloise, Boufal ouvre ainsi son compteur après un début d’aventure marqué par trois passes décisives en 13 matchs.

Par La Rédaction
Le 25/04/2026 à 12h32