Cette Botola qui mérite tellement mieux

L'entrée des joueurs du Raja et du FUS avant leur match comptant pour la 16e journée de Botola, le dimanche 26 avril 2026.

ChroniqueQuand le 14ème de votre championnat accède au dernier carré de la C3 africaine, c’est que ce championnat n’est pas bidon.

Le 27/04/2026 à 09h55

Dans une année de Coupe du monde, les championnats et toutes les compétitions domestiques se terminent plus tôt que d’habitude, surtout pour les pays qualifiés. Question de bon sens. Et le Maroc fait partie des pays concernés par cette «rallonge» du Mondial.

Pour notre bonne vieille Botola, c’est pourtant le contraire qui est en train de se produire. Ce week-end, on vient à peine de disputer la 1ère journée de la phase retour. On n’est visiblement pas pressés… Il reste donc 14 journées, en plus des matchs de la Coupe du trône et on se demande comment et surtout quand tout cela se terminera. Et dans quel état pour des organismes ultra sollicités…

Et le problème n’est pas la CAN, mais la mauvaise gouvernance. Après tout, seuls deux joueurs marocains (Al Harrar et Munir) ont pris part à cette CAN, en plus de quelques internationaux africains qui se comptent sur les doigts de la main. Et puis, dans quelques semaines, ces mêmes joueurs partiront au Mondial, ce qui pénalisera leurs clubs pour la fin du championnat.

Ça veut dire que le calcul de la commission de programmation a été très mauvais, et surtout hautement préjudiciable pour toutes les composantes du football marocain.

Et c’est d’autant plus regrettable que cette Botola ne manque pas d’intérêt. Quand le 14ème de votre championnat accède au dernier carré de la C3 africaine, c’est que ce championnat n’est pas bidon. Nous parlons ici de la valeureuse équipe de Safi.

Et il n’y a pas que l’OCS. Regardez la lanterne rouge, Yacoub El Mansour, qui a été tout près de faire tomber le champion d’automne et finaliste de la C1, les FAR (2-2 au final). Regardez Touarga, relégable et toujours sans victoire, alors qu’ils enchaînent les prestations convaincantes.

Regardez aussi le haut du panier avec pas moins de 5 équipes à la lutte pour le leadership. La bande des cinq se tient dans un petit mouchoir de quatre points à peine. Et, grosse surprise là aussi, c’est le MAS de Fès qui mène la danse. La dernière fois que les Fassis ont enregistré un tel temps de passage, ils ont fini champions du Maroc. Et c’était au siècle dernier s’il vous plaît, quand aucun joueur de l’effectif actuel n’était encore né: 1985!

Cette Botola donc, malgré son goût pour les nuls, et surtout malgré une programmation hasardeuse, vaut le détour. Et pas seulement pour le suspense qu’elle génère. Elle mérite simplement d’être davantage respectée. Surtout aujourd’hui.

Elle possède quelques beaux stades, même s’ils ne sont pas toujours remplis. Elle compte en son sein un joueur qui a disputé la demi-finale du dernier Mondial (Ziyech), quelques futurs mondialistes (Hrimat, Al Harrar, Munir s’il est rétabli à temps) et un vrai buteur comme on n’en fait plus: Benjdida, déjà 14 buts au compteur, et qui peut bien battre le vieux record de Boussati (25 buts dans une saison à 38 journées) s’il maintient le même ratio de buts jusqu’au bout.

Par Footix marocain
Le 27/04/2026 à 09h55