Raja: 36 litiges réglés, interdiction de recrutement levée… le bilan de la première année de la nouvelle direction

Jawad Ziyat, président du Raja de Casablanca.

Le Raja a profité de ses assemblées générales pour mettre des chiffres sur sa transformation. Capital de 250 millions de dirhams pour la société sportive, 36 dossiers litigieux réglés pour plus de 31 millions de DH, interdiction de recrutement levée et actifs importants: le club estime avoir posé les bases pour tourner définitivement la page de l’endettement structurel.

Le 14/09/2026 à 17h17

Deux assemblées générales du Raja étaient au programme, le 10 septembre dernier. La première, complémentaire, concernait la saison 2024-2025 et s’est déroulée en présence de 79 adhérents. La seconde, consacrée à l’exercice 2025-2026, a réuni 104 adhérents.

Lors de l’AG complémentaire, les rapports moral et financier couvrant la période allant du 1er mai 2024 au 30 juin 2025 ont été présentés, tout comme le rapport de l’auditeur des comptes. Le bureau directeur présidé par Jawad Ziyat indique avoir trouvé, après des discussions avec les anciens présidents, une formule consensuelle permettant de présenter les données financières relatives aux périodes précédentes. Une manière, une communiqué du club casablancais, de traiter les dossiers internes «loin de la logique des conflits».

Mais c’est surtout la première année complète de fonctionnement de la société sportive qui a occupé une place centrale dans les travaux. Le Raja rappelle que la restructuration de son capital a été achevée après la signature de la convention d’investissement avec Impact4Ports. Le capital de la société sportive atteint désormais 250 millions de dirhams: 100 millions, soit 40%, sont détenus par l’association, contre 150 millions de dirhams, soit 60%, pour l’investisseur institutionnel.

Autre chiffre mis en avant par la direction: 36 dossiers litigieux ont été réglés pour un montant supérieur à 31 millions de dirhams. Cette opération a notamment permis au Raja de lever l’interdiction de recrutement qui pesait sur le club et de retrouver une marge de manœuvre pour renforcer son équipe première.

Le communiqué insiste également sur la situation patrimoniale de l’association. Celle-ci détient une participation évaluée à 100 millions de dirhams dans le capital de la société sportive, tandis que les actifs de l’Académie sont estimés à quelque 250 millions de dirhams. Pour la direction, ces éléments, auxquels s’ajoute une activité générant un excédent structurel, doivent permettre de «tourner définitivement la page de l’endettement structurel».

Le nouveau modèle entraîne enfin une séparation plus nette des responsabilités. La société sportive prend désormais en charge l’équipe première de football, l’équipe féminine et le futsal. L’association conserve, elle, un rôle dans les organes de gouvernance de la société, tout en continuant à gérer l’école du club et les équipes relevant de la Ligue de Casablanca.

Concernant l’exercice allant du 1er juillet 2025 au 30 juin 2026, la direction fait état d’une «amélioration tangible des indicateurs financiers» et d’une plus grande régularité dans le respect des engagements. Les rapports moral et financier ont ensuite été soumis aux adhérents, qui ont interpellé le bureau directeur sur différents aspects de la gestion du club.

Un an après l’entrée effective du Raja dans l’ère de la société sportive, la direction veut ainsi présenter le nouveau modèle comme davantage qu’un simple changement juridique. Derrière les chiffres annoncés et l’arrivée d’un investisseur majoritaire, c’est désormais sa capacité à assurer durablement l’équilibre financier du club sans diluer son identité qui constituera le véritable test.

Par La Rédaction
Le 14/09/2026 à 17h17