CAN 2025: l’essentiel de la conf’ de Walid Regragui après Maroc-Tanzanie

Walid Regragui.. AFP or licensors

VidéoWalid Regragui, sélectionneur national, a répondu aux questions des représentants des médias, ce dimanche 4 janvier, après la victoire contre la Tanzanie (1-0), en 8e de finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025.

Le 04/01/2026 à 19h47

«Félicitations aux joueurs pour la qualification. Nous savions que ce ne serait pas un match facile, même si, sur le papier, on pouvait penser que ce le serait davantage. Il y a eu beaucoup de déchets techniques, de mauvais choix et trop peu de courses en première période. En revanche, la seconde mi-temps a été plus conforme à nos standards. L’essentiel reste la qualification», a d’abord déclaré le sélectionneur des Lions de l’Atlas.

Concernant la blessure de Azzedine Ounahi, Regragui s’est montré clair et direct: «Azzedine souffre d’une déchirure au mollet. Sa cicatrice s’est rouverte, ce qui l’empêchera de poursuivre la CAN. Il sera indisponible pendant six à huit semaines. C’est un vrai choc pour nous, car nous avons perdu l’un de nos leaders techniques».

Le sélectionneur national a ensuite insisté sur l’efficacité offensive, un facteur clé dans les phases décisives: «On ne va pas se créer 15.000 occasions par match. Il faut savoir convertir celles que l’on a. En quart ou en demi-finale, ce sont les équipes les plus efficaces qui remportent les trophées».

Sur l’animation défensive et les espaces concédés, Regragui a reconnu certaines limites: «Nous sommes une équipe qui joue haut et de manière proactive, donc nous laissons forcément des espaces. Mais aujourd’hui, nous avons concédé trop de situations, notamment sur deux occasions que nous avons offertes à l’adversaire».

Le technicien marocain a également salué la prestation de son capitaine: «Achraf Hakimi a fait des choses extraordinaires. Il est notre capitaine, il a assumé ses responsabilités et retrouvé ses repères. Il a fait le travail».

Revenant sur l’impact émotionnel de la blessure d’Ounahi, il a ajouté: «Sa blessure a beaucoup affecté le groupe. Il est très important pour l’équipe. Il a pleuré comme un enfant, et cela a forcément tendu les joueurs. Il y avait aussi le poids de l’héritage des huitièmes de finale. Il fallait se réveiller pour éviter l’accident».

Fidèle à sa philosophie pragmatique, Regragui a conclu sans détour: «Vous me connaissez, s’il faut fermer le jeu pour remporter la CAN, je le ferai».

À propos de Brahim Díaz, le sélectionneur a souligné son ambition et sa progression:«Brahim veut entrer dans l’histoire avec cette équipe. Il veut gagner la CAN. Le groupe l’aide à donner la meilleure version de lui-même. Il a marqué lors de quatre matchs consécutifs et nous espérons qu’il maintiendra ce niveau».

De son côté, le sélectionneur de la Tanzanie, Miguel Angel Gamondi, s’est montré fier de ses joueurs malgré l’élimination: «Je suis très satisfait et heureux de la performance de mon équipe. Nous avons livré un grand match face à l’une des meilleures sélections du continent. Nous avons créé des occasions franches, bien fermé les espaces et bien géré les temps forts».

Le technicien tanzanien a toutefois exprimé une certaine frustration: «Je ne suis pas entièrement satisfait de certaines décisions arbitrales, mais cela fait partie du football. Nous ne sommes pas venus pour “garer le bus”, mais pour jouer et rivaliser».

Et de conclure sur l’avenir: «La Tanzanie doit continuer à grandir et évoluer au plus haut niveau. Nous devons progresser techniquement et tactiquement. Ce tournoi est une source d’apprentissage précieuse. Nous avons deux ans pour nous améliorer».

Par Anas Zabari
Le 04/01/2026 à 19h47