La victoire n’en est que plus belle

Brahim Diaz

ChroniquePrenons le temps de savourer cette victoire difficile mais logique et méritée face à la Tanzanie, avant de penser au match de vendredi, face au Cameroun…

Le 05/01/2026 à 09h01

La sélection marocaine a souvent eu du mal avec les matchs à élimination directe. Depuis la CAN 2004, les Lions de l’Atlas n’ont gagné qu’un seul de ces matchs couperets: à la CAN 2021 face au modeste Malawi (2-1). Et encore, ce jour-là, on s’en souvient, c’est le Malawi qui avait ouvert le score…

C’est peu dire que les Marocains ont souffert, hier, face à une équipe de Tanzanie parfaitement en place et qui aurait pu ouvrir le score sans que personne ne crie au scandale. Le trac n’explique pas à lui seul la mauvaise entame. La blessure d’Ounahi, la veille, a bouleversé les plans de Regragui pour l’animation de l’entrejeu. La titularisation d’Achraf Hakimi n’était pas assurée, non plus, ce qui a sans doute rajouté aux incertitudes…

Mais à quelque chose malheur est bon. Pour gagner des matchs à élimination directe, il faut souffrir et être prêt à renverser des situations mal embarquées. Ce fut le cas avec ce Maroc–Tanzanie intense et indécis, très disputé, qui a rappelé quelque part le Maroc–Mali (1-1) du 1er tour. Le sélectionneur a choisi une composition logique, qui répond à la nature du match et à l’obligation de gagner. Avec un seul milieu à vocation défensive (El Aynaoui) capable d’apporter son soutien tant à la charnière centrale qu’au compartiment offensif, et des joueurs mobiles et polyvalents, capables de permuter et de multiplier les courses (les Diaz, Ezzalzouli, Saibari, El Khannouss), Regragui a proposé un plan de jeu ambitieux.

Passé la mauvaise entame, l’animation n’a pas été mauvaise, loin de là. Même en première mi-temps. Les Lions ont poussé. Ils ont varié les combinaisons sur les côtés pour tenter d’écarteler le bloc tanzanien. Avec un Hakimi en condition optimale ou un El Kaâbi plus en réussite, les Lions auraient pu trouver l’ouverture avant la pause, malgré l’opposition réellement forte des Tanzaniens, que personne n’attendait peut-être à ce niveau.

A la reprise, et après une ou deux grosses nouvelles frayeurs sur la cage de Bounou, Brahim Diaz a fini par débloquer la situation à un moment où la domination marocaine était à son comble. Logique.

La bande de Regragui venait de faire le plus dur, mais le match était loin d’être plié. C’est là que la souffrance devenait plus forte que jamais. Peut-être inconsciemment, les Lions ont reculé et commencé à gérer, perdant peu à peu l’initiative du jeu. Avouons-le: on était plus proches du 1-1 que du 2-0. Et la sortie de plusieurs cadres, comme Diaz ou Mazraoui, entre autres, laissait craindre le pire si jamais le sort du match devait se jouer aux prolongations ou aux penalties…

Sans oublier que dans les dernières minutes, Adam Masina s’est rendu coupable d’une petite poussette dans la surface qui ressemblait bien à un «demi-pénalty», heureusement et logiquement non sifflé…

Voilà, ce fut dur, compliqué. Et cela rend la qualification plus belle encore. Bravo à cette valeureuse sélection tanzanienne qui n’a pas démérité. Et bonne continuation à nos Lions qui défieront, vendredi prochain, un adversaire encore plus relevé: le Cameroun. Quand on aime le goût de la victoire, même en souffrant, on ne peut plus s’en passer…

Par Footix marocain
Le 05/01/2026 à 09h01