«La Fifa est en passe de clore le cycle 2023-2026 avec des réserves d’environ 6 milliards de dollars, les plus importantes de son histoire (...) Sur cette base, la Fifa devrait mettre à disposition au moins 10 millions de dollars à chacune de ses 211 associations membres au cours du cycle 2027-2030, afin de financer des investissements dans les infrastructures et le développement du football – soit un montant total d’environ 2,1 milliards de dollars», ont écrit les deux dirigeants dans une lettre dont l’AFP a obtenu copie.
Cette initiative constitue une nouvelle secousse dans la crise qui agite le monde du football, depuis le projet avorté d’ouverture de la Coupe du monde à des investisseurs privés, mené sans concertation par Gianni Infantino.
L’UEFA et la Concacaf, arguant avoir «examiné la situation financière et les budgets» publiés par l’instance, contestent le bien fondé de ce projet, visant selon la Fifa à «libérer le potentiel commercial» de sa compétition reine.
«La Fifa a déjà la capacité de verser beaucoup plus à ses fédérations membres à partir de ses propres réserves, sans aucune cession de participations dans ses compétitions, et sans rien leur demander en échange», assurent MM Ceferin et Montagliani.
«Même après une telle distribution (d’au moins 2,1 milliards de dollars), les réserves financières de la Fifa ne descendraient pas en dessous d’environ 1,5 milliard de dollars, à aucun moment au cours du prochain cycle», ajoutent-ils.
Et de conclure, en réclamant la tenue d’«un audit indépendant, bénéficiant d’un accès complet aux chiffres». «Une fois que l’on disposera d’une image plus claire de la situation financière de la Fifa en fin d’exercice, le Conseil de la Fifa pourra déterminer si une redistribution plus importante est possible, et si une redistribution équivalente devrait suivre en 2031-2034».
Ce faisant, l’UEFA, qui prépare par ailleurs une plainte pour «gestion déloyale» contre Gianni Infantino, continue de monter au front face au dirigeant italo-suisse, main dans la main avec la Concacaf.
Gianni Infantino, président de la FIFA. Getty Images via AFP
Début août, ces deux Confédérations, ainsi que l’AFC asiatique, avaient tenté de rallier à leur cause la «famille du football», profondément divisée sur l’issue de la crise.
Avec un enjeu crucial, la présidence de la Fifa dont l’élection aura lieu en mars 2027. Un scrutin où chaque voix comptera parmi les 211 fédérations votantes.

















