Donald Trump est venu à la rescousse lundi soir du président de la Fifa Gianni Infantino, dont plusieurs confédérations continentales réclament le départ depuis son projet décrié puis avorté d’ouverture aux investisseurs privés.
«La Fifa commettrait une terrible erreur si, pour quelque raison que ce soit, elle envisageait ne serait-ce qu’un instant de remplacer son président Gianni Infantino», a écrit le président américain sur Truth Social, le qualifiant de «formidable».
Il «vient de présider la Coupe du monde la plus réussie», organisée en juin-juillet aux Etats-Unis, Mexique et Canada, a affirmé Donald Trump, ajoutant que s’il partait, «la compétition ne connaîtrait plus jamais un tel succès ni une telle rentabilité».
Gianni Infantino, candidat à sa succession à la tête de la Fifa, est embourbé dans une crise depuis la divulgation de son projet finalement abandonné d’ouverture de la Fifa à des investisseurs privés.
«Famille du football»
Déterminées à le voir quitter la tête de la Fifa, les confédérations européenne (UEFA), nord-américaine (Concacaf) et asiatique (AFC) ont publié lundi une lettre ouverte commune au football mondial, profondément divisée sur la question de la crise.
Le football «n’appartient à aucun individu» et «le leadership (...) ne consiste pas à détenir - ou à exiger - un pouvoir à conserver. C’est un devoir de service envers la famille du football», ont-elles défendu sans jamais citer Gianni Infantino.
L’UEFA, la Concacaf et l’AFC ont déclaré n’avoir été nullement convaincues par le courrier adressé mercredi dernier par la Fifa à ses 211 fédérations, qui reconnaissait des «erreurs» dans l’élaboration en catimini d’un projet de société commerciale finalement abandonné sous la pression.
