L’Italien de 20 ans, qui courait après une pole depuis trois mois et n’avait plus gagné depuis trois courses, a montré sur le spectaculaire Circuit des Amériques pourquoi il était le leader incontesté du championnat.
«C’était l’un de mes meilleurs week-end en Formule 1. L’équipe a fait un travail incroyable et on a fait le bon choix stratégique en optant pour un seul changement de pneus. J’étais un peu inquiet au début, mais finalement je me suis rendu compte que c’était ce qu’il fallait faire donc j’étais confiant après mon arrêt aux stands», a expliqué Antonelli.
Une nouvelle fois intouchable, le natif de Bologne (nord) a même failli décrocher le titre de champion du monde. Mais ce n’est que partie remise puisque sauf scénario catastrophe, il sera couronné dimanche prochain à Mexico, en pleine célébrations de la Fête des Morts.
Antonelli n’a en effet besoin que de deux points d’ici la fin de la saison pour être sacré. Une neuvième place lui suffira donc dans la capitale mexicaine, où l’altitude pourrait rebattre les cartes. Et même s’il n’inscrit aucun point, il sera assuré du titre si son coéquipier George Russell ou Lewis Hamilton (Hamilton) ne l’emportent pas.
«Étape par étape, il se rapproche du titre. Cela a peut-être été sa meilleure course de la saison car il a tout géré parfaitement», a estimé Toto Wolff, le patron de l’écurie Mercedes.
Russell encore décevant
L’Italien a donc un boulevard devant lui mais il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin en se contentant d’assurer, il veut être couronné avec panache.
«On est très proche (du titre). On va essayer de le décrocher rapidement et surtout de finir le travail sur une bonne note. L’objectif sera de prendre un maximum de plaisir et d’essayer de gagner une nouvelle fois et ensuite on pourra savourer», a souligné Antonelli.
Comme souvent cette saison, son coéquipier George Russell, qui était le grand favori pour le titre en début d’année, a réalisé une prestation décevante. Sixième sur la grille, il a écopé d’une pénalité de cinq secondes pour avoir tiré un avantage d’une sortie hors piste et a finalement terminé huitième.
Symbole de son impuissance cette saison, l’Anglais, en manque criant de rythme dimanche, a buté durant plusieurs tours sur l’Australien Oscar Piastri (McLaren) et a été incapable de le doubler malgré des pneus plus frais.
Ferrari en forme
Outre le succès d’Antonelli, les tifosi italiens ont eu un autre motif de satisfaction puisque le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari), qui s’était élancé en quatrième position, a arraché la deuxième place des mains de Max Verstappen (Red Bull), alors que le septuple champion du monde britannique Lewis Hamilton (Ferrari) a échoué à seulement une seconde du Néerlandais.
Red Bull a terminé le week-end frustré puisque le Français Isack Hadjar, troisième sur la grille, a reculé au sixième rang. Victime d’un problème d’embrayage au démarrage, où il s’est fait dépasser par les deux Ferrari, il a ensuite eu un problème de moteur après son changement de pneus et a dû batailler pour résister à Piastri.
«J’ai eu beaucoup de problèmes aujourd’hui et on n’avait pas anticipé qu’on aurait pu aisément faire un seul arrêt donc c’est frustrant. J’ai un souci sur ma voiture qui rend la conduite difficile, peu importe le type de pneus», a déploré le Parisien en zone mixte.
Le Français Pierre Gasly (Alpine), qui n’avait pas inscrit de points lors des quatre dernières courses, a terminé dixième et mis fin à cette série noire.
