Le Maroc et le Canada s’affrontent ce samedi 4 juillet à 18h (heure marocaine) au NRG Stadium de Houston, au Texas, pour une place en quarts de finale de la Coupe du monde 2026.
Avant ce choc, le sélectionneur Jesse Marsch et l’international canadien Alistair Johnston ont répondu aux questions des journalistes, ce vendredi, lors de la traditionnelle conférence de presse d’avant-match.
Jesse Marsch a d’abord salué la qualité des infrastructures mises à disposition durant ce Mondial, avant de livrer son regard sur les Lions de l’Atlas: «Nous venons de nous promener sur la pelouse et je tiens à féliciter les équipes chargées de son entretien. Nous avons joué sur des terrains en extérieur comme en intérieur et, franchement, cela dépasse toutes mes attentes. Nous sommes ravis. Nous voulions affronter les grandes équipes et le Maroc en fait partie. C’est une sélection qui possède de grands talents individuels, très bien organisée, avec une structure claire et un jeu fluide. Ses résultats lui donnent énormément de confiance, je l’ai ressenti à Monterrey. Nous nous attendons à un match très difficile».
Le latéral droit des Canucks, Alistair Johnston, est ensuite revenu sur l’ambiance qui attend les deux équipes au NRG Stadium: «Il y aura énormément de bruit dans ce stade. Il sera parfois difficile de rester concentrés, mais peu importe toute la préparation effectuée, tout se jouera sur le terrain. Le ballon reste rond, le terrain reste vert. Nous avons fait tout ce qu’il fallait pour être prêts. Nous avons déjà écrit une partie de notre histoire et nous allons maintenant affronter un géant du football, le Maroc. Nous voulons profiter de ce moment sous les yeux du monde entier. Que le match dure 90 ou 120 minutes, nous voulons rester dignes jusqu’au bout».
Jesse Marsch s’est ensuite exprimé sur l’objectif fixé depuis le début de cette aventure mondiale avec le Canada: «Quand je me regarderai dans le miroir, je veux simplement pouvoir me dire que nous avons tout donné. Voilà ce qui compte le plus pour moi. Cela fait maintenant six semaines que nous vivons ensemble, nous avons traversé beaucoup de choses et je veux que personne n’ait de regrets. Nous savons aussi l’impact que nous pouvons avoir sur le football canadien. Mais pour continuer à faire grandir ce sport, il faut gagner. Si nous parvenons à éliminer l’une des meilleures équipes du monde pour atteindre les quarts de finale, ce sera une nouvelle étape pour notre football».
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Pour lui, les nombreux déplacements effectués par les Lions de l’Atlas ne constituent pas forcément un avantage pour son équipe: «En théorie, on pourrait penser que les voyages, les déplacements et la charge physique ou mentale peuvent peser. Mais lorsque vous regardez le Maroc jouer, vous voyez une équipe qui évolue avec une énergie incroyable. Les joueurs possèdent énormément de qualités individuelles. Il serait naïf de s’attendre à un Maroc moins performant. Je m’attends à une très grande prestation de leur part».
Alistair Johnston est également revenu sur l’évolution du Canada depuis la dernière opposition face au Maroc, lors de la Coupe du monde 2022: «Nous sommes une jeune équipe, mais nous avons désormais beaucoup plus d’expérience. Personnellement, la sérénité que j’ai aujourd’hui n’a rien à voir avec celle que j’avais au Qatar. Ce sont les grandes expériences qui permettent de construire cette confiance. Depuis l’arrivée de Jesse, nous avons affronté plusieurs grandes équipes et nous avons prouvé que, lorsque nous sommes pleinement engagés, nous pouvons battre n’importe qui. Mais nous avons aussi appris que nous pouvions perdre contre n’importe qui. Cette expérience nous a apporté beaucoup d’humilité».
Le latéral droit du Celtic a ensuite parlé du parcours des Canucks dans cette édition: «Nous méritons d’être parmi les seize meilleures équipes de cette Coupe du monde. Honnêtement, je n’aurais jamais imaginé cela il y a quatre ans. Maintenant que nous sommes ici, cela signifie que nous pouvons aller encore plus loin. Nous avons notre chance, que le match dure 90 ou 120 minutes. Si nous réalisons une très grande performance, nous pouvons écrire une page d’histoire, non seulement pour le Canada, mais aussi sur la scène mondiale».
Jesse Marsch a ensuite évoqué les principales qualités des Lions de l’Atlas et les clés qui permettront au Canada de rivaliser avec la sélection marocaine: «Leur milieu de terrain est exceptionnel. Les joueurs sont mobiles, fluides et, dès qu’ils récupèrent le ballon, ils sont capables d’attaquer dans toutes les directions. Ils sont également très dangereux sur coups de pied arrêtés. Il faudra être capables de répondre à toutes ces menaces. Depuis deux ans, nous avons énormément travaillé notre stabilité défensive, les transitions et les efforts sans ballon. On m’a parfois critiqué sur le nombre de buts encaissés, mais j’ai toujours dit que nous étions une équipe solide défensivement. Aujourd’hui, nous faisons partie des sélections qui encaissent le moins de buts dans cette Coupe du monde, et c’est un élément essentiel».
Le technicien américain a également confirmé qu’Alphonso Davies et Moïse Bombito, touchés après la victoire contre l’Afrique du Sud, seront bien disponibles pour affronter les Lions de l’Atlas.
Alistair Johnston s’est ensuite montré confiant quant aux capacités du Canada à poser des problèmes au Maroc: «Depuis le début du tournoi, nous avons eu des moments très aboutis, notamment sur les plans athlétique et défensif. Contre l’Afrique du Sud, ils n’ont produit que 0,1 xG, ce qui traduit notre domination. Je pense que nous sommes une équipe difficile à affronter, même un cauchemar. Nous allons affronter une très grande équipe, mais nous n’allons pas nous coucher».
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Interrogé sur le statut de favori accordé au Maroc, Jesse Marsch assure qu’il ne s’agit pas d’une stratégie psychologique: «Ce n’est pas un jeu psychologique, c’est simplement la réalité. Le Maroc nourrit de grandes ambitions. Les Marocains doivent viser les demi-finales, voire davantage. Les quatre ou cinq dernières années de cette sélection ont été exceptionnelles. C’est le reflet du niveau des deux équipes et du respect que j’ai pour le Maroc».
Le sélectionneur canadien a poursuivi sur les forces des Lions de l’Atlas: «Lorsque j’ai présenté le plan de match à mes joueurs, je leur ai dit que le Maroc n’avait pas de véritable vulnérabilité. Nous devons nous appuyer sur nos propres forces et voir si nous sommes capables de faire la différence».
Jesse Marsch est ensuite revenu sur le précédent affrontement entre les deux équipes lors du Mondial 2022: «J’ai revu ce match, j’en ai parlé avec les joueurs qui y ont participé ainsi qu’avec le staff. Nous avons analysé ce qui avait créé du danger et les opportunités que nous avions eues. Mais beaucoup de choses ont changé depuis. Le Maroc a évolué, nous aussi».
Le technicien américain a également évoqué ce que le Canada pouvait apprendre du modèle marocain: «Le Maroc a très bien su intégrer ses joueurs binationaux tout en conservant une véritable identité marocaine. C’est un exemple. Nous avons également commencé à suivre cette voie, mais nous avons encore beaucoup à apprendre. Mon rôle est de construire une identité propre au football canadien, tout en gardant notre culture et en la valorisant».
Questionné sur l’essor du football au Canada, Jesse Marsch estime que ce parcours peut accélérer le développement de ce sport dans le pays: «Le football a énormément progressé au Canada, mais il reste du chemin à parcourir. Avec notre diversité culturelle, il n’y a aucune raison pour que le football ne poursuive pas sa progression. Et la meilleure manière d’y parvenir, c’est de gagner. Il n’existe pas de plus grande scène que la Coupe du monde».
Getty Images via AFP
Pour conclure, Jesse Marsch a insisté sur la nécessité de rester pleinement concentré avant ce rendez-vous face aux Lions de l’Atlas: «Lorsque vous avez la chance de participer à une compétition comme la Coupe du monde, vous devez éliminer toutes les distractions. Nous devons rester concentrés à 100% sur le Maroc, sur notre identité et sur notre plan de jeu».














