Mohamed Ouahbi, sélectionneur national, a répondu aux questions des représentants des médias ce jeudi 18 juin, en conférence de presse, à la veille du match face à l’Écosse.
Les Lions de l’Atlas affronteront la Tartan Army à partir de 23 heures (heure marocaine) au Gillette Stadium de Boston, dans le cadre de la 2e journée de la phase de groupes du Mondial 2026.
Pour leur entrée en lice dans la compétition, les Marocains ont décroché un match nul prometteur face au Brésil (1-1), au terme d’une prestation de haut niveau. De son côté, l’Écosse s’est imposée contre Haïti (1-0) et occupe provisoirement la première place du groupe C.
«Nous ne pouvons pas oublier le Brésil, mais nous devons nous tourner vers l’Écosse. C’était une semaine tranquille et tous les joueurs sont motivés», a d’abord lancé le sélectionneur national, avant de réfuter tout excès de confiance: «De l’euphorie? Non. L’Écosse a trois points et nous un seul. C’est elle qui est devant nous au classement. Nous avons fait tout ce que nous pouvions lors du premier match, mais je pense que nous pouvons faire encore mieux. Les joueurs le savent, nous le savons aussi. Nous devons élever notre niveau avant cette prochaine rencontre, qui sera difficile».
«Concernant l’efficacité offensive, nous y travaillons. Il faut aussi tenir compte des profils des joueurs, qui sont différents. Je l’ai toujours dit, ça ne me dérange pas d’utiliser des joueurs différents si nécessaire. Nos principes de jeu sont clairs, mais parfois certains joueurs ont des profils similaires. Il faut également du temps pour que tout fonctionne correctement, pour que les automatismes et les connexions se créent. Certaines choses demandent du temps pour être mises en place au bon moment», a ajouté Ounahi au sujet des automatismes et de la cohésion au sein de la sélection nationale.
Il évoque ensuite les différences entre la Seleção et la Tartan Army, mais aussi le match Maroc-Écosse de 1998, remporté 3-0 par les Lions de l’Atlas, sans pour autant leur permettre d’éviter une élimination prématurée: «c’était un match physique et tactique contre le Brésil. L’Écosse travaillera plus vite avec le ballon, ils sont très forts avec le ballon. Nous avons analysé, nous avons établi un plan. Nous verrons sur le stade avec les joueurs. J’étais très triste en 98, je m’en souviens très bien. Nous avons été éliminés après le troisième match. Je ne veux pas en parler, c’est une autre époque».
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«Nous avons rencontré des difficultés, aussi bien sur le plan offensif que défensif. Il faut garder un certain équilibre dans l’analyse. Nous avons encaissé un but, mais c’est aussi parce que Vinícius est un très grand joueur. Nous lui avons laissé une opportunité qu’il a su exploiter. Je ne pense pas que nous ayons un problème défensif. Demain, ce sera un match totalement différent. L’Écosse va nous poser d’autres problèmes et nous devrons trouver d’autres solutions. Je suis très confiant concernant notre défense. C’est un secteur solide, qui dégage beaucoup de confiance. Les défenseurs se sentent également forts parce qu’ils voient que toute l’équipe est prête à faire les efforts nécessaires pour défendre ensemble. Je suis très serein, je n’ai aucune inquiétude à ce niveau-là», ajoute le technicien, qui a perdu Nayef Aguerd, pilier de la défense marocaine, à quelques jours seulement de l’entrée en lice des Lions de l’Atlas face au Brésil.
Azzedine Ounahi, présent à ses côtés, a répondu aux critiques suscitées par sa première apparition dans ce Mondial, jugée en demi-teinte: «j’accepte les critiques des Marocains. Je sais qu’ils veulent me voir au meilleur niveau. La Coupe du Monde est un long sprint, elle arrive en fin de saison. Des observateurs ont fait état de ma performance qui était moyenne lors du premier match. Nous allons grandir avec la compétition individuelle et collectivement, j’en ai la conviction. Nous allons nous améliorer au fur et à mesure».
Au tour ensuite de Ouahbi d’évoquer l’état de forme de son groupe et l’ambiance qui règne dans le vestiaire: «tout le monde s’est entraîné, et tous les joueurs sont disponibles. Comme je vous l’ai déjà dit avant, il n’est pas simple de tenir 90 minutes dans un match d’un tel niveau face au Brésil. Certains joueurs ont terminé leur saison le 24, d’autres le 12, d’autres entre ces dates. C’était leur tout premier match à un niveau aussi élevé».
AFP
Il évoque également Ayyoub Bouaddi, qui a crevé l’écran face au Brésil, éclaboussant le tournoi de son talent et attisant les convoitises sur le marché des transferts: «en ce qui concerne Bouaddi, c’est sans doute une surprise pour les gens qui ne le connaissent pas, mais pour nous, les joueurs, ses coéquipiers, nous connaissons la valeur ajoutée qu’il apporte à l’équipe. C’est un très jeune joueur, il aura une très belle carrière. Depuis qu’il a rejoint la sélection nationale, dès les toutes premières séances d’entraînement nous avons vu ses qualités de grand joueur et nous savons la valeur qu’il apportera dans le futur. Dans une Coupe du monde, un seul match peut changer la carrière d’un joueur. Nous savons que tout le monde parle de lui, mais je pense qu’il a suffisamment d’expérience et de maturité pour gérer, au moins sur le plan émotionnel. Inchallah, il nous offrira une très belle compétition».
La performance du joueur n’a d’ailleurs pas échappé aux plus grands clubs d’Europe, dont le Real Madrid de Florentino Pérez, mais aussi Chelsea, Liverpool et Arsenal, vice-champion d’Europe.
«Le président joue un très grand rôle auprès de nous. Sur et en dehors du terrain. C’est un grand passionné de football qui jouerait avec nous si c’était possible. Il nous encourage toujours et est toujours à nos côtés. C’est notre premier supporter lors de nos déplacements. Il a fait un travail immense pour que notre équipe soit compétitive au plus haut niveau», affirme Ounahi au sujet de Fouzi Lekjaa.
Le président de la Fédération royale marocaine de football est présent aux côtés des Lions de l’Atlas depuis leur entrée en lice dans le tournoi, leur affichant son soutien indéfectible.
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«Nous devons gérer l’ensemble du tournoi. La compétition ne s’arrête pas après le match contre le Brésil. Nous voulons aller encore plus loin qu’au Qatar. Nous abordons chaque rencontre avec la même ferveur, vous le verrez demain», lance ensuite le sélectionneur, assurant que l’ambition des Lions de l’Atlas demeure intacte. «Je sens le même souffle qu’au Qatar. Nous allons de nouveau réaliser un grand tournoi», a renchéri Ounahi.
«Contre l’Écosse, ce sera un match très disputé. Il faudra être nombreux autour du ballon, contrôler le jeu et conserver la possession. Nous avons bien joué et été agressifs contre le Brésil. Nous ne devons pas trop stresser. C’est un défi physique à prendre en compte. Mais nous sommes excellents dans les deux aspects. Je ne vais pas parler de notre plan ou du double pivot, mais nous sommes préparés et confiants», a poursuivi le coach.
«Nous n’avons pas de plan spécifique pour un joueur en particulier comme McTominay ou Adams. L’Écosse dispose d’un bon collectif et de très bons joueurs. McTominay aime se projeter vers l’avant, il faudra donc être attentifs dans les zones axiales. Ce n’est pas une équipe basée uniquement sur les longs ballons, elle possède de la qualité et fait preuve de beaucoup de générosité. À nous de trouver les bonnes solutions face à différents types de problèmes. Quant à la pression, je ne pense pas qu’il y en ait», a ajouté Ouahbi au sujet des principales menaces de la Tartan Army.
Il mentionne ensuite le transfert quasi officiel d’Ismael Saibari au Bayern Munich: «je ne gère pas le timing. Je suis très heureux lorsque des joueurs marocains peuvent évoluer dans de grands clubs. Le Bayern Munich est l’un des plus grands. Il sait que la priorité actuelle est le Maroc. Nous sommes sereins. C’est un immense club et nous voulons voir nos joueurs évoluer dans les meilleures équipes».
«Sur la relance et le jeu avec le gardien, on travaille dessus et on corrige beaucoup de choses. On veut garder des principes clairs tout en laissant de la liberté aux joueurs, mais cela demande du temps. Il y a encore des choses que je voulais mettre en place avant la Coupe du monde, mais que nous n’avons pas encore pu faire. Nous continuons à travailler. Concernant les joueurs et les solutions, nous avons des options partout, notamment avec Bilal El Khannouss et d’autres profils. Même avec les blessures et les absences, nous restons sereins parce que nous connaissons la valeur du groupe. Les joueurs doivent être prêts à jouer 20, 60 ou 90 minutes. Ce ne sont pas des remplaçants, ce sont tous des joueurs capables de débuter ou de terminer un match», affirme ensuite Ouahbi au sujet des difficultés éventuelles, des défis qui se dressent sur le chemin de la sélection et des ressources dont elle dispose.
Ounahi compare ensuite ce Mondial à celui du Qatar: «le Mondial du Qatar est incomparable. C’est comme si nous jouions dans une seule ville. Notre terrain d’entraînement était tout proche du stade et de notre lieu de résidence. Ici, c’est différent. Ces stades sont immenses. Et la pelouse, nous avons une pelouse hybride au Maroc d’ailleurs. Mais les stades ne seront pas réellement un obstacle pour nous».
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«On peut se projeter sur le stade de la finale, mais il y a encore beaucoup d’étapes avant d’y arriver, d’autres matchs, d’autres villes et d’autres adversaires. On doit surtout rester concentrés sur ce qu’on contrôle et s’adapter à toutes les conditions, sans paniquer. Peu importe le stade, on sera prêts et on ne cherchera aucune excuse», a ajouté Ouahbi alors que les Lions ont disputé leur premier match au MetLife Stadium de New Jersey, stade de la finale de la compétition.
«Nous ne voulons pas rester au même niveau. Nous voulons nous améliorer. J’y crois. Nous allons progresser au fil de la compétition. Nous sommes convaincus que nous y parviendrons. Chaque match est différent. Nous avons tous de la qualité. Il n’y a pas de petites équipes. Nous allons continuer à avancer et à progresser. Le Brésil n’est pas une fin en soi», a renchéri Ounahi.
«C’est un honneur de diriger cette équipe, qui a déjà marqué l’histoire, il y a 4 ans. On doit continuer à progresser. À chaque étape, on veut faire mieux et aller plus loin. C’est un travail collectif, sur le long terme. Ce n’est pas une pression, mais une responsabilité qui me motive. Je suis fier d’être là aujourd’hui. Nous ne voulons plus venir pour disputer deux ou trois matchs. C’est certain. Ce que nous avons fait au Qatar a été inspirant pour tous. Nous avons des talents en abondance. Des joueurs qui peuvent commencer, d’autres qui peuvent entrer en jeu. Nous sommes dans de très bonnes dispositions pour faire mieux qu’au Qatar», ajoute le technicien.
Pour rappel, c’est l’arbitre international ouzbek Ilgiz Tantashev, assisté de ses compatriotes Andrey Tsapenko et Timur Gaynulin, qui dirigera la rencontre. Le Jordanien Adham Makhadmeh officiera en tant que quatrième arbitre, tandis que son compatriote Mohammad Alkalaf occupera le rôle d’arbitre assistant remplaçant.













