Exclu360. Simon Donnelly, ancien international écossais: «Le Maroc nous avait déjà posé beaucoup de problèmes en 1998, aujourd’hui cette équipe est encore plus forte»

L'ancien international écossais Simon Donnelly.

Ancien international écossais et membre de la sélection ayant disputé la Coupe du monde 1998, Simon Donnelly suit avec attention l’évolution du football marocain depuis près de trois décennies. Avant le choc entre le Maroc et l’Écosse au Mondial 2026, l’ex-joueur du Celtic revient sur ses souvenirs des Lions de l’Atlas, salue leur progression spectaculaire et livre son regard sur une rencontre qu’il considère comme le plus grand défi qui attend la Tartan Army dans cette phase de groupes.

Le 18/06/2026 à 18h44

À l’approche du choc entre le Maroc et l’Écosse, comptant pour la deuxième journée du groupe C de la Coupe du monde 2026, Simon Donnelly a accepté de nous livrer son analyse de la rencontre. Ancien international écossais et membre de la sélection ayant participé au Mondial 1998 en France, où les deux nations figuraient déjà dans la même poule, l’ex-milieu de terrain garde un souvenir intact de cette génération marocaine et se montre particulièrement admiratif du chemin parcouru depuis par les Lions de l’Atlas.

Pour Donnelly, «le Maroc fait aujourd’hui partie des sélections les plus redoutables de la planète en dehors des puissances traditionnelles du football mondial». L’ancien joueur du Celtic estime même que les hommes de Mohamed Ouahbi ont affiché un niveau supérieur à celui du Brésil lors de leur entrée en lice dans la compétition.

«Le Maroc nous avait déjà posé beaucoup de problèmes en 1998, aujourd’hui cette équipe est encore plus forte. Face au Brésil, j’ai eu le sentiment qu’elle avait été meilleure que son adversaire et qu’elle méritait davantage qu’un simple match nul», confie-t-il.

L’Écossais voit dans la sélection marocaine l’un des principaux outsiders de ce Mondial. La qualité technique de son effectif, son organisation collective et l’expérience accumulée ces dernières années lui permettent, selon lui, de rivaliser avec les meilleures nations du tournoi.

Concernant l’Écosse, victorieuse d’Haïti lors de la première journée, Donnelly mise sur l’expérience de John McGinn pour guider la Tartan Army dans ce rendez-vous important. Il souligne également l’émergence du jeune Gannon-Doak, dont la capacité à provoquer et à mettre les défenses adverses sous pression pourrait constituer un atout majeur.

Du côté marocain, deux joueurs retiennent particulièrement son attention. Le premier n’est autre qu’Achraf Hakimi, qu’il considère comme le leader technique et sportif des Lions de l’Atlas. Le second est Ismael Saibari, auteur du but marocain face au Brésil et dont l’influence grandissante ne lui a pas échappé.

«Hakimi est évidemment le joueur phare de cette équipe, mais Saibari a également démontré toute sa qualité. C’est un joueur capable de faire la différence à tout moment», estime l’ancien international.

Au moment d’évoquer l’issue de la rencontre, Simon Donnelly se montre prudent. Il considère le Maroc comme l’adversaire le plus relevé qui attend l’Écosse dans cette phase de groupes et s’attend à un duel particulièrement disputé au Gillette Stadium de Boston.

S’il espère voir l’Écosse décrocher un résultat positif, il reconnaît que les hommes de Steve Clarke devront livrer leur meilleure prestation depuis le début du tournoi pour espérer contenir une sélection marocaine qui a marqué les esprits dès son premier match. «J’espère que les Écossais pourront arracher un résultat positif, mais il faudra pour cela livrer une prestation de très haut niveau», conclut-il.

Pour rappel, les Lions de l’Atlas retrouveront l’Écosse ce vendredi 19 juin à 23 heures (heure marocaine) au Gillette Stadium de Boston, pour une rencontre qui pourrait déjà s’avérer déterminante dans la course à la qualification pour les seizièmes de finale du Mondial 2026.

Par Omar Nabile
Le 18/06/2026 à 18h44