Mondial 2026: l’essentiel de la conf’ de Steve Clarke et Andrew Robertson avant Maroc-Écosse

Le capitaine de l'Écosse Andrew Robertson et son sélectionneur Steve Clarke (Euro 2020). Skysports

Le sélectionneur de l’Écosse, Steve Clarke, et le capitaine Andrew Robertson se sont présentés en conférence de presse pour revenir sur plusieurs points du match Maroc-Écosse, comptant pour la deuxième journée du groupe C de la Coupe du monde 2026, prévu ce vendredi 19 juin à Boston.

Le 18/06/2026 à 17h59

Les Lions de l’Atlas, emmenés par Mohamed Ouahbi, et la Tartan Army de Steve Clarke s’affrontent ce vendredi 19 juin au stade AT&T de Boston, pour le compte de la 2e journée du groupe C du Mondial 2026.

Avant ce choc important pour la course à la qualification au prochain tour, le sélectionneur de la Tartan Army, Steve Clarke, et son capitaine Andrew Robertson se sont présentés face à la presse pour la traditionnelle conférence d’avant-match, où plusieurs points ont été abordés.

Le sélectionneur Steve Clarke, lui, a commencé par rendre hommage à un supporter écossais décédé aux États-Unis. Clarke se dit «heureux» que ce supporter ait pu voir son équipe en Coupe du monde avant de partir.

Ensuite, Clarke est revenu sur le plan écossais pour faire face au Maroc: «Dès qu’on joue une équipe du top 10, il faut être bon avec et sans ballon. Les affronter est une grande tâche. C’est une grande équipe, demi-finaliste du Mondial 2022, elle s’est améliorée, donc c’est une grande tâche».

Au niveau de l’état général du groupe, Clarke assure que l’ambiance est au beau fixe: «Un petit peu mieux, ça vous convient? Oui, ça va mieux. Les gars se sentent bien, ils voulaient gagner un match dans un tournoi majeur et on l’a fait. Maintenant, on passe à l’autre étape et on veut écrire l’histoire pour l’Écosse. Il faut récupérer après les matchs. Aujourd’hui, il y a une atmosphère électrique dans nos entraînements et tout va bien».

Clarke a ensuite parlé de la mentalité à avoir quand on affronte une équipe comme le Maroc: «On va affronter un adversaire difficile, il faut être très bon. Parfois, la mentalité écossaise, c’est d’être à l’aise en étant le petit poucet. Il faut se concentrer sur ce qu’on peut faire. On en parle à l’entraînement, en préparation: on essaie de rester dans le concret et uniquement sur ce qu’on peut contrôler sur le terrain. C’est-à-dire bien jouer avec ou sans le ballon, et de cette manière, on aura des résultats».

Le sélectionneur a ensuite parlé de Scott McTominay, vedette de l’Écosse: «C’est l’un de nos joueurs clés. J’ai la chance d’avoir aussi John McGinn, Andrew Robertson, et beaucoup d’autres joueurs importants. On a construit un très bel effectif au fil des années. Scott fait les gros titres, c’est vrai, mais il sait que sans l’équipe, ce n’est pas possible».

Au sujet des Lions, Clarke pense qu’il faut leur accorder du respect: «Sans aucun doute, le Maroc est demi-finaliste de la Coupe du monde 2022. Cette équipe du Maroc est meilleure que celle de 2022. Elle vise encore une fois le dernier carré, il faut les respecter».

Le coach a ensuite avoué ne pas trop se souvenir du match Maroc-Écosse de 1998, mentionnant qu’il était alors trop occupé par sa carrière.

Clarke est ensuite revenu sur les systèmes de jeu prévus contre les Lions de l’Atlas et la potentielle réutilisation du 4-4-2, préféré contre Haïti: «Tous les systèmes avec lesquels on a joué ont été bien travaillés. On peut gérer plusieurs dispositifs. Pour chaque match, il faut attendre demain pour voir la compo».

Sur la sélection marocaine, Clarke a également remarqué les changements au sein de l’équipe: «Effectivement, cette arrivée de jeunes joueurs leur a donné plus de force. Ils joueront aussi bien au deuxième match que ce qu’ils ont fait lors du premier».

Et Clarke a analysé les hommes de Mohamed Ouahbi: «Un défi de taille pour nous, difficile. On pense que le Maroc aura plus le ballon que nous. Ce qu’on veut faire, c’est que dès qu’on a le ballon, on les menace».

Entre le Maroc et le Brésil, qui est le plus difficile à battre? Clarke est franc: «Le Maroc, car c’est le prochain match. Ce sont des équipes dans le top 10 mondial, deux défis de taille. Le Maroc a fait une excellente première mi-temps contre le Brésil, le Brésil a fait un peu plus parler son expérience pour revenir en seconde période. On s’attend à deux équipes fortes».

Le sélectionneur est revenu sur l’impact et l’importance d’avoir un capitaine comme Robertson lors d’un Mondial: «Ça fait longtemps qu’Andy et moi travaillons ensemble. Je l’ai connu très jeune. Il est très important pour l’équipe. C’est un vrai leader, un vrai capitaine. Tous les joueurs le respectent. Tout le monde peut voir Andy quand il est avec l’Écosse. Si tout le monde s’inspire de lui, on sera très bien».

Sur les différents critères qui définissent le classement (goal-average, cartons...) et sur l’impact de ces données pour la qualification, Clarke avoue qu’il ne prêtait pas attention à cela: «Je pense qu’il faut simplement jouer le match. L’objectif, c’est de tenter de gagner, et si on ne peut pas, il faut éviter de perdre. Tous ces calculs, c’est pour vous et les experts du foot, mais nous, ça ne nous concerne pas».

Le coach est revenu plus en détail sur une équipe du Maroc qu’il estime de grande qualité: «Ils ont beaucoup de talent. C’est une équipe fantastique. Ils ont de la vitesse, de la puissance, ils sont très techniques, ils gagnent souvent les un contre un. C’est une grosse équipe, il faut être à notre meilleur niveau pour ce match».

Clarke a ensuite été questionné sur le jeu d’Ismaël Saibari et la menace qu’il représente pour l’Écosse: «Le dernier match, il a joué un peu plus dans l’axe. D’habitude, il joue sur le flanc gauche. Il est puissant, il a montré ses qualités contre le Brésil. Il a une bonne finition, il est puissant en un contre un et il a de la vitesse. Je ne vais pas dire que c’est un numéro 9 naturel, mais il peut poser problème, prendre la profondeur… Il faut que nos défenseurs répondent présents».

Andy Robertson a lui commencé par évoquer l’Écosse, qui pourrait réécrire son histoire au Mondial en cas de qualification au prochain tour: «Oui, effectivement, on a toujours pensé que c’était une grande opportunité. Samedi était un très bon résultat pour nous, avec les 3 points dont on avait besoin. C’est ce qu’on va essayer de faire. On sait ce qu’on veut créer et faire, et on sait qu’on en veut plus. Demain soir, on sera prêts à être performants (...) J’essaie de ne pas trop y penser parce que ce sont des matchs pas faciles. Nous voulons être l’une des premières équipes de notre histoire à se qualifier. On joue contre la meilleure équipe au monde».

Robertson est ensuite revenu sur Achraf Hakimi, qu’il a affronté à plusieurs reprises en club et qu’il estime être le meilleur à son poste: «Je pense que c’est le meilleur latéral au monde. Lui et Nuno, au PSG, on les a joués deux fois en Ligue des champions, ils sont phénoménaux, incroyables à regarder. Hakimi est fantastique, tout le monde prend du plaisir à le voir jouer. Il joue avec liberté et peut apparaître n’importe où, il défend et se replie. J’admire beaucoup de joueurs, on fera juste en sorte qu’il ne s’exprime pas trop demain».

Sur les espoirs d’une qualification historique, le capitaine se veut motivé: « On croit en nous, sinon on ne serait pas là, et rappelez-vous qu’en éliminatoires, on a continué à y croire. On a un match difficile demain contre l’une des meilleures équipes au monde. J’espère qu’on aura au moins un point ou une victoire pour se qualifier».

Le capitaine est ensuite revenu sur la Tartan Army, les supporters de l’Écosse, qui ont charmé toute la ville de Boston par leur présence massive, en chants et en sourires. Robertson a livré une belle déclaration à ses supporters, qu’il estime être «les meilleurs au monde».

Malgré le fait que l’Écosse ait déjà disputé un match à Boston, le capitaine n’estime pas que ce soit un avantage face au Maroc: «Non, je ne pense pas que ce soit un avantage, mais revenir à un stade qu’on connaît nous donne de bonnes sensations. La dernière fois qu’on a quitté le terrain, c’était la première fois depuis des années qu’on avait gagné un match de Coupe du monde».

Sur les individualités de l’équipe marocaine, notamment Ismaël Saibari, Robertson sait qu’il y a énormément de qualité, mais le capitaine préfère penser collectif: «Je pense qu’ils sont tous dangereux. Ils ont la qualité sur toutes les parties du terrain: devant, au milieu, en défense. Donc se focaliser sur un joueur est difficile. C’est une équipe fantastique, mais demain on va se focaliser sur notre match et on espère que demain on pourra s’en sortir».

Interrogé sur le Maroc-Écosse du Mondial 1998, Robertson reconnaît ne pas en garder de souvenir, mais estime que la sélection marocaine n’a plus grand-chose à voir avec celle de l’époque: «J’avais quatre ans quand il y a eu ce match. Il n’y a pas de revanche (...) On est impatients de jouer, c’est l’une des meilleures équipes, c’est indéniable. Ils ont si bien joué à la dernière Coupe du monde, ils ont rendu fière toute l’Afrique, et à la CAN aussi. Ils sont excellents, mais on est convaincus que si on exécute le plan, on va se rendre la tâche facile. Les deux équipes peuvent gagner, il faut se concentrer sur la performance et on espère que ce sera nous qui quitterons le terrain avec le sourire».

Par Magda Soltani et Omar Nabile
Le 18/06/2026 à 17h59