Mondial 2026: l’UEFA accuse la FIFA d’avoir «franchi une ligne rouge» dans l’affaire Balogun

Donald Trump, président des Etats-Unis, et Gianni Infantino, président de la Fifa.

Après la Fédération belge, c’est au tour de l’UEFA de monter au créneau. Dans un communiqué particulièrement ferme, l’instance européenne accuse la FIFA d’avoir «franchi une ligne rouge» en levant la suspension automatique de Folarin Balogun, rappelant qu’un carton rouge entraîne obligatoirement au moins un match de suspension.

Le 06/07/2026 à 10h17

Au lendemain de la vive réaction de la Fédération belge de football, l’UEFA est à son tour sortie de son silence. Dans un communiqué au ton particulièrement ferme publié ce lundi, l’instance européenne a dénoncé la décision de la FIFA de suspendre l’application du carton rouge infligé à l’attaquant américain Folarin Balogun en plein Mondial 2026, estimant qu’elle porte atteinte à l’intégrité et à la crédibilité de la compétition.

La Fifa «a franchi une ligne rouge» en suspendant en plein Mondial 2026 le carton rouge infligé à l’Américain Falorin Balogun, a déploré l’UEFA lundi, dénonçant une décision «inédite, incompréhensible et injustifiable».

«Le football, comme tout autre sport, repose sur des règles, qui sont le fondement d’une compétition équitable, honnête et transparente. Parfois, les règles sont sujettes à interprétation. En l’occurrence, ce n’est pas le cas», poursuit l’instance européenne dans une déclaration d’une rare sévérité.

L’UEFA n’a même pas fait allusion au coup de fil passé par le président américain Donald Trump au patron de la Fifa Gianni Infantino, confirmé à l’AFP par deux sources proches du dossier, rappelant plutôt la teneur même des règlements.

«Une suspension automatique minimale d’un match à la suite d’un carton rouge n’est pas une option laissée à la discrétion des instances et ne nécessite pas de décision d’un organe compétent pour être appliquée», souligne l’organisation européenne.

Lors du 16e de finale face à la Bosnie-Herzégovine, Falorin Balogun avait été exclu pour avoir marché sur une jambe du défenseur bosnien Tarik Muharemovic à la réception d’un saut. Vendredi, il avait dit aux journalistes que ce carton rouge était quelque chose qu’il devait «juste accepter».

Pour l’UEFA, sa suspension a minima pour le huitième face à la Belgique est «un principe inscrit dans les règlements, qui ne peut souffrir aucune exception, a fortiori en plein milieu d’un tournoi au cours duquel plusieurs autres joueurs ont connu la même situation».

«Lorsque la sécurité juridique des règles n’est plus garantie par ceux qui en sont les gardiens, c’est l’intégrité du jeu qui est en jeu et la crédibilité d’une compétition qui se trouve sapée. De même, une telle décision crée un précédent dans le tournoi en cours, où des situations similaires devront désormais recevoir un traitement identique, au détriment de la compétition», ajoute l’instance européenne.

Par Le360 (avec AFP)
Le 06/07/2026 à 10h17