Yassine Bounou (8,5): nouvelle prestation de très haut niveau pour le portier de la sélection nationale. Alors que les Lions de l’Atlas ont subi en première période, il les a maintenus en vie grâce à plusieurs interventions décisives face aux Canadiens. Autoritaire sur sa ligne, rassurant dans ses sorties et impérial dans les airs, il a écœuré les Canucks au moment où ils semblaient les plus proches d’ouvrir le score. Sans lui, le scénario de la rencontre aurait pu être tout autre. Un match digne du meilleur gardien de l’histoire du football africain et de la sélection nationale, qui confirme une fois de plus son importance capitale dans le onze national.
Achraf Hakimi (6,5): Après une première période compliquée, à l’image de l’ensemble de l’équipe, le capitaine des Lions de l’Atlas s’est montré beaucoup plus entreprenant au retour des vestiaires. Généreux dans l’effort, il a multiplié les prises d’initiative pour apporter le danger dans son couloir. Il est à l’origine de l’ouverture du score en délivrant une passe décisive sur un coup franc intelligemment joué en retrait, portant ainsi son total à trois offrandes dans ce Mondial. Défensivement, il s’est parfois montré en retard dans son replacement, laissant quelques espaces dans son dos, notamment lors des temps forts canadiens.
Issa Diop (7,5): Véritable patron de la défense marocaine. Solide dans les duels et impérial dans le jeu aérien, il a parfaitement résisté aux nombreuses offensives canadiennes, notamment durant une première période où les Lions de l’Atlas ont beaucoup souffert. Le défenseur de Fulham a également apporté de la sérénité dans la relance grâce à sa qualité technique et à sa justesse dans les transmissions. Match après match, il confirme qu’il est devenu le véritable leader de l’arrière-garde marocaine.
Redouane Halhal (6): Propulsé dans le onze de départ pour pallier l’absence de Chadi Riad, le défenseur central a connu une entame de match délicate, à l’image de toute l’équipe. Parfois en difficulté dans les duels et légèrement en retard dans certaines interventions, il a souffert face à l’intensité des attaquants canadiens durant la première période. Plus serein après la pause, il a gagné en confiance au fil des minutes, se montrant plus juste dans ses placements et plus propre dans ses relances. Une prestation contrastée, qui met en évidence son manque de rythme et de repères pour enchaîner ce type de rendez-vous de très haut niveau.
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Noussair Mazraoui (7): Moins influent dans le jeu que lors des précédentes rencontres, il a néanmoins livré une prestation solide. Davantage concentré sur ses tâches défensives, il a remporté la majorité de ses duels et s’est montré précieux lorsque les Lions de l’Atlas subissaient les offensives canadiennes. En l’absence de Chadi Riad, avec qui il affiche une réelle complémentarité sur le côté gauche, le latéral de Manchester United s’est montré moins entreprenant offensivement qu’à son habitude, privilégiant avant tout l’équilibre collectif. Sérieux, appliqué et fidèle à sa régularité, il a une nouvelle fois répondu présent dans un rendez-vous important.
Neil El Aynaoui (7): Moins rayonnant que lors de ses précédentes sorties, le milieu de terrain de l’AS Rome a tout de même livré une prestation correcte. Dans une première période où le Maroc a beaucoup subi, il s’est surtout distingué par son travail défensif. Plus à l’aise après la pause, il a retrouvé sa maîtrise dans l’utilisation du ballon et a participé au rééquilibrage du jeu de la sélection nationale. Sur l’ouverture du score, son appel intelligent a entraîné un défenseur canadien avec lui, libérant ainsi l’espace dont a profité Azzedine Ounahi pour mettre sa frappe. Sans être influent comme à son habitude, il a encore fait preuve d’une grande discipline tactique au service du collectif.
Ayyoub Bouaddi (6): Le jeune milieu de terrain a connu sa première véritable période délicate depuis le début du tournoi. Souvent dépassé par l’intensité imposée par les Canadiens et moins influent qu’à son habitude dans l’orientation du jeu, il s’est néanmoins montré appliqué dans l’utilisation du ballon et n’a jamais cessé de proposer des solutions à ses partenaires. Plus à l’aise au retour des vestiaires, il a participé au regain de maîtrise des Lions de l’Atlas avant de céder sa place à la 63e minute. Une prestation correcte, sans toutefois avoir réellement pesé sur la rencontre.
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Azzedine Ounahi (9,5): «Madre mía! De dónde sale ese muchacho?», cette célèbre phrase de Luis Enrique à propos d’Ounahi lors du Mondial 2022, résume une nouvelle la prestation XXL du milieu marocain. Longtemps discret lors de la première période, «l’Abeille» s’est totalement métamorphosé après la pause. Plus libre dans ses déplacements, injouable balle au pied et d’une justesse technique incroyable, il a changé le visage de la rencontre. Auteur d’une superbe ouverture du score d’une frappe signature, il s’est ensuite offre un doublé en concluant une contre-attaque parfaitement menée. Véritable chef d’orchestre du réveil marocain, il a constamment trouvé les espaces, cassé les lignes et fait jouer ses partenaires. Une seconde période de très haut niveau qui rappelle pourquoi il demeure le joueur le plus talentueux de cette sélection. Une performance XXL.
Brahim Diaz (8): Longtemps discret dans le jeu, le numéro 10 des Lions de l’Atlas a une nouvelle fois fait parler sa capacité à être décisif. Bien pris durant une première période où il a rarement trouvé les espaces pour s’exprimer, il a progressivement élevé son niveau après la pause. Plus juste dans ses choix et plus inspiré, il a délivré deux passes décisives. Sans réaliser son match le plus abouti, le joueur du Real Madrid a une nouvelle fois démontré que même lorsqu’il est discret dans le jeu, il reste l’un des principaux détonateurs offensifs des Lions de l’Atlas.
Bilal El Khannouss (5,5): L’ailier gauche de la sélection a vécu une rencontre contrastée. En difficulté durant une première période où il a rarement trouvé les espaces pour exprimer sa qualité technique, il n’est jamais véritablement parvenu à influencer le jeu des Lions de l’Atlas. Plus disponible au retour des vestiaires, il a tenté d’apporter plus de rythme dans les animations offensives, sans toutefois se montrer décisif. Remplacé à la 63e minute, il a livré une prestation en dessous de ce qu’il a montré depuis le début du Mondial.
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Ismaïl Saibari (non noté): Aligné à la pointe de l’attaque, il a été contraint de céder sa place dès la 22e minute en raison d’une gêne musculaire. Une sortie prématurée qui ne permet pas de juger sa prestation.
Soufiane Rahimi (8): Entré en jeu dès la 22e minute suite à la blessure d’Ismael Saibari, l’attaquant d’Al Ain a rapidement apporté de la profondeur et de la mobilité à l’attaque marocaine. Très actif, il a été le premier Lion à inquiéter véritablement la défense canadienne en première période avec ses appels et son activité. Tout proche d’inscrire l’un des plus beaux buts de cette Coupe du monde sur une superbe reprise de la tête repoussée par la barre, il a finalement été récompensé dans le temps additionnel en inscrivant le troisième but des Lions de l’Atlas d’une frappe pleine de sang froid. Une entrée de grande qualité qui confirme une fois de plus, son importance au sien de la sélection.
Sofyan Amrabat (6): Entré en jeu à la 63 minute, le milieu de terrain du Bétis Séville a apporté toute son expérience dans une période où les Lions de l’Atlas cherchaient à reprendre définitivement le contrôle du match. Combatif dans les duels et précieux dans le travail de l’ombre, il a contribué à densifier l’entrejeu marocain et à préserver l’équilibre collectif. Sans se monter spectaculaire, son entré a permis aux Lions de mieux gérer les temps faibles et d’aborder sereinement la fin de rencontre.
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Chemsdine Talbi (6,5): Son entrée a apporté de la fraîcheur et de l’intensité dans les derniers mètres. Moins décisif que lors du huitième de finale, il s’est néanmoins distingué par sa disponibilité et sa générosité dans les efforts, aussi bien offensivement que dans le repli défensif. Toujours juste dans son attitude et ses choix, il a contribué à maintenir la pression sur la défense canadienne et participé à la bonne deuxième fin de match des Lions de l’Atlas.
Marwane Saâdane et Samir El Mourabet: Entrés en fin de rencontre pour préserver l’équilibre collectif et gérer les dernières minutes, les deux joueurs n’ont pas disputé suffisamment de temps pour que leur prestation puisse être évaluée.
Mohamed Ouahbi (8,5): «El Profesor » a une nouvelle fois démontré sa capacité à analyser une rencontre et à s’adapter aux scénarios. Alors que les Lions de l’Atlas ont énormément souffert en première période, il a trouvé les ajustements tactiques nécessaires pour renverser la dynamique du match après la pause. Un coaching gagnant qui permet au Maroc de poursuivre son aventure mondiale.
