Mondial 2030: le journal espagnol AS impressionné par le Grand stade Hassan II et doute du Bernabéu

Maquette du Grand stade Hassan II de Benslimane

À mesure que le chantier du Grand stade Hassan II prend forme à Benslimane, la presse espagnole commence à mesurer l’ampleur du défi marocain dans la course à l’organisation de la finale du Mondial 2030. Après une visite exclusive du site, le quotidien AS s’est dit impressionné par les dimensions «pharaoniques» de l’enceinte de 115.000 places, au point de remettre en question la capacité du Santiago Bernabéu à conserver son statut de favori pour accueillir le match ultime du tournoi.

Le 23/05/2026 à 13h27

Le quotidien sportif espagnol AS a publié, ce samedi 23 mai, un long article consacré à ce qui pourrait devenir le plus grand stade du monde: le gargantuesque Grand stade Hassan II. Le média espagnol a, en effet, obtenu un accès au chantier de cette enceinte appelée à accueillir 115.000 spectateurs.

Une visite qui a visiblement impressionné l’émissaire d’AS, au point de semer le doute quant à la capacité du Santiago Bernabéu, que la presse espagnole considère comme le grand favori pour accueillir la finale de la Coupe du monde 2030, à rivaliser avec le projet marocain.

AS évoque d’abord le «squelette du magnifique» Grand stade Hassan II qui s’élève progressivement au cœur de la forêt de Benslimane, décrivant un stade «pharaonique». L’enceinte comportera trois niveaux: un premier de 22.600 places, un deuxième de 30.600 et un troisième de 62.000 sièges. «C’est pratiquement trois stades en un», écrit le quotidien espagnol, manifestement impressionné.

«Son atout le plus remarquable est sans doute la présence de 9.000 places en loges VIP ainsi que d’espaces VIP et VVIP, une première dans l’histoire du football marocain. Un argument de poids pour la candidature du Maroc à l’organisation de la finale», ajoute le média espagnol.

Yassir Soussi, directeur général adjoint de l’Agence Nationale des Équipements Publics (ANEP), a détaillé l’état d’avancement des travaux, réalisés à hauteur de 40%, avec une livraison prévue à l’horizon décembre 2027. Actuellement, 5.000 ouvriers travaillent sur le chantier, un chiffre appelé à atteindre au moins 10.000 à terme.

Tarik Oualalou, architecte et cofondateur du cabinet Oualalou+Choi, chargé de la conception du projet en collaboration avec Populous, a également pris la parole: «C’est un stade aux dimensions inhabituelles, un projet qui va bien au-delà du stade lui-même. Une véritable zone métropolitaine sera développée autour: autoroute, gare… Ils pensent déjà à l’après-Coupe du monde».

«L’objectif principal, bien sûr, est d’accueillir la finale», poursuit AS, fasciné par l’ampleur du chantier et par la capacité du futur stade à accueillir le match le plus prestigieux du Mondial 2030 organisé conjointement par le Maroc, l’Espagne et le Portugal.

«Nous voulons la finale. Nous savons que, pour beaucoup, le Bernabéu est la cathédrale du football. Mais il est situé en plein centre-ville et il est déjà construit. Celui-ci est entièrement neuf. Il est plus facile de l’adapter aux exigences de la FIFA. Tout ce qu’ils demandent, nous l’avons. La FIFA adore le projet. Nous entretenons une relation suivie avec eux. Il y aura même un espace dédié à la FIFA dans le stade, avec des bureaux répondant à tous leurs besoins», a ajouté Yassir Soussi.

En Espagne, le monde politique, la presse sportive ainsi que plusieurs dirigeants continuent de pousser activement en faveur d’une finale à Madrid, voire à Barcelone, tout en reconnaissant régulièrement les avancées considérables du Maroc dans ce dossier stratégique, ainsi que le rôle central que jouera la FIFA dans le choix final.

Pour rappel, le Grand stade Hassan II figure parmi les projets structurants les plus ambitieux jamais lancés dans le domaine sportif au Maroc. Implanté sur un site de plus de 100 hectares, ce complexe ambitionne de devenir un véritable pôle sportif, culturel et urbain majeur, aussi bien à l’échelle nationale que continentale, tout en restant profondément ancré dans l’identité architecturale marocaine.

Par Oumeïma Er-rafay
Le 23/05/2026 à 13h27