Yassine Bounou: «le Maroc va marquer les esprits du football mondial»

Yassine Bounou. AFP or licensors

Dans un entretien accordé à la FIFA, les deux gardiens des Lions de l’Atlas, Yassine Bounou et Ahmed Reda Tagnaouti, ont affiché les ambitions du Maroc à l’approche de la Coupe du Monde 2026.

Le 07/06/2026 à 11h40

Bounou, Tagnaouti et les Lions de l’Atlas entreront bientôt en lice (13 juin) au Mondial 2026 avec l’espoir de toute une nation de revoir le Maroc briller sur la scène mondiale.

Demi-finalistes au Qatar en 2022, les deux gardiens sont revenus, dans un entretien à la FIFA, sur l’état d’esprit du groupe avant le coup d’envoi de la grande messe du football, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique (11 juin–19 juillet). Ils ont également évoqué la pression liée au statut de première nation africaine à avoir atteint le dernier carré, un exploit qu’ils espèrent désormais transformer en confirmation lors de cette 23e édition:

«Je crois que la qualité des joueurs est toujours là», estime Bounou. «L’état d’esprit sera au rendez-vous parce que c’est une Coupe du Monde et que beaucoup de joueurs rêvent de la disputer. Pour certains, ce sera peut-être la dernière, pour d’autres la première».

Logé dans le groupe C avec le Brésil, l’Écosse et Haïti, le Maroc sait qu’il devra assumer son nouveau statut: «il faut dire la vérité: il y a des équipes qui sont plus favorites que nous. Après, nous, on est dans ce chemin de progression depuis 2022. Donc, on va essayer de continuer un petit peu sur ça. Après, on ne peut pas savoir jusqu’où on peut arriver», ajoute le portier des Lions de l’Atlas.

Passé de la 22e place mondiale avant le Qatar à la 7e place aujourd’hui, le Maroc a clairement changé de dimension: «on ressent qu’on est respectés, ça doit nous donner de la confiance, poursuit Bounou, qui ajoute: il y a une confiance qu’on ne ressentait pas avant, en tant que sélection africaine».

Une confiance nourrie par une alchimie de groupe construite depuis le Mondial qatari. Ahmed Reda Tagnaouti s’en souvient parfaitement: «le premier jour où on est arrivés au Qatar, on a senti un truc», raconte le gardien de l’AS FAR, finaliste de la dernière Ligue des Champions de la CAF. «Normalement, quand on vit presque un mois et demi en vase clos, il y a parfois des jours où il y a de l’électricité avec tes amis à l’entraînement…Alors que nous, on n’a jamais vécu ça: on a été un groupe exceptionnel, avec nos parents et tout ça. C’est pour ça qu’on a réalisé ces exploits».

Même si l’équipe a évolué avec l’arrivée de nouveaux joueurs, l’état d’esprit reste intact. Tagnaouti insiste sur l’importance du collectif: «il y a des joueurs qui ne vont pas jouer: moi, je n’ai pas joué [en 2022], c’est normal, je suis le troisième gardien, avoue le portier, mais tu restes tout le temps motivé parce que tu te dis que si Bounou se blesse –ce qu’on n’espère pas!– et si Munir [El Kajoui, le deuxième gardien] prend un carton, par exemple, tu dois être concentré…Donc tu fais de ton mieux chaque jour. Et, quand tu t’entraînes bien, quand tu es professionnel avec le groupe, tu vois le résultat! C’est un groupe».

Les ambitions marocaines restent élevées. Bounou confirme: «le Maroc va marquer les esprits du football mondial, comme d’habitude. Je suis sûr que le public marocain sera fier et satisfait de l’équipe». Avant de conclure: «en espérant revivre quelque chose de très grand, comme en 2022».

Les Lions de l’Atlas lanceront leur campagne mondiale le 13 juin face au Brésil au MetLife Stadium (New Jersey). Ils affronteront ensuite l’Écosse le 19 juin à Boston avant de conclure la phase de groupes le 24 juin contre Haïti à Atlanta. Ils disputeront, par ailleurs, un match amical d’importance contre la Norvège, ce dimanche 7 juin à New Jersey.

Par La Rédaction
Le 07/06/2026 à 11h40