Achraf Hakimi: la Cour de cassation confirme son renvoi en procès pour viol

Achraf Hakimi. 2026 Getty Images

La Cour de cassation, plus haute juridiction française, a confirmé, ce mercredi, le renvoi en procès d’Achraf Hakimi pour viol. Le capitaine des Lions de l’Atlas, qui conteste les faits depuis le début de la procédure, devra comparaître devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine.

Le 23/09/2026 à 13h28

La Cour de cassation, plus haute juridiction française, a confirmé, ce mercredi, le renvoi d’Achraf Hakimi devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine pour viol. Le capitaine des Lions de l’Atlas, qui conteste les faits depuis le début de la procédure, sera donc jugé dans cette affaire ouverte en 2023.

Cette décision de la plus haute juridiction française vient clore les recours engagés par le joueur contre son renvoi en procès. En février dernier, un juge du tribunal de Nanterre avait ordonné son renvoi devant la cour criminelle. Une décision contestée par la défense du Paris Saint-Germain.

En juin, alors que se disputait la Coupe du monde, la cour d’appel de Versailles avait confirmé cette ordonnance. Achraf Hakimi s’était alors pourvu en cassation, dernière voie de recours au sein de l’ordre judiciaire français contre la décision de renvoi. La Cour de cassation ayant rejeté son recours, la tenue du procès est désormais confirmée.

L’affaire remonte à 2023. Une jeune femme avait accusé Achraf Hakimi de l’avoir violée à son domicile de Boulogne-Billancourt. Le joueur, aujourd’hui âgé de 27 ans, avait été mis en examen en mars de la même année. Depuis le début de la procédure, il conteste les accusations portées contre lui.

Après la première décision de renvoi devant la cour criminelle, en février dernier, Me Fanny Colin avait vivement contesté les éléments retenus contre son client. Dans un communiqué, elle soutenait notamment que l’accusation reposait essentiellement sur les déclarations de la plaignante et mettait en avant plusieurs éléments qu’elle estimait favorables à la défense.

L’avocate d’Achraf Hakimi évoquait notamment le refus de la plaignante, selon elle, de se soumettre à certains actes d’enquête, citant des examens médicaux, des recherches ADN ou encore l’exploitation de son téléphone portable. Elle faisait également état des conclusions de deux expertises psychologiques qui auraient, selon la défense, relevé «un manque de lucidité sur les faits dénoncés» et «l’absence de symptômes post-traumatiques».

Me Colin affirmait également que certains échanges de messages entre la plaignante et une amie, considérés par la défense comme importants pour la compréhension du dossier, n’avaient pas été spontanément communiqués aux enquêteurs.

De son côté, Achraf Hakimi avait réagi publiquement après l’annonce de son renvoi devant la cour criminelle. Dans un long message diffusé sur les réseaux sociaux, le capitaine des Lions de l’Atlas assurait attendre ce procès depuis le début de l’affaire afin de pouvoir défendre sa version des faits.

Par La Rédaction
Le 23/09/2026 à 13h28