Ibrahim El Asri a été élu président du Wydad de Casablanca, mardi 21 juillet, au terme d’une assemblée générale particulièrement mouvementée, marquée par le rejet du rapport financier et la démission du comité dirigé par Hicham Aït Menna. Vainqueur de Yassine Saadallah et d’Anas Korami, il prend les commandes du club avec une lourde mission: ramener les Rouges sur le chemin des titres après quatre saisons de disette.
Son arrivée dans les coulisses du Wydad est relativement récente. À la suite de l’arrestation de Saïd Naciri et de la période d’instabilité qui s’en est suivie, Ibrahim El Asri rejoint le comité présidé par Abdelmajid Bernaki, dont le mandat n’aura duré que six mois. Une première expérience qui lui permet de se familiariser avec le fonctionnement du club, loin des projecteurs.
Du BTP à la présidence du Wydad
Issu d’une famille aisée, le jeune dirigeant de 32 ans a grandi dans un environnement où l’entrepreneuriat occupait une place centrale. Après avoir obtenu son baccalauréat au lycée Louis-Bertrand de Casablanca, il poursuit des études en génie civil à l’Université internationale de Casablanca (UIC).
Ingénieur de formation, il gravit ensuite les échelons au sein du groupe G3C. D’abord ingénieur de travaux, puis chef de projet, il devient directeur régional avant d’être nommé, en 2023, directeur général de G3 Casa, filiale du groupe et acteur majeur du secteur du BTP au Maroc.
Wydadi depuis l’enfance
Si son visage est encore peu connu du grand public, son attachement au Wydad ne date pas d’hier. Supporter des Rouge et Blanc depuis son plus jeune âge, Ibrahim El Asri a même porté le maillot du club durant son enfance, lorsqu’il évoluait au sein de son école de football. Une expérience qui a renforcé son lien avec l’institution wydadie.
Ibrahim El Assri, président du Wydad.
Il est également réputé proche de Driss Fettouhi et d’Achraf Bencharki, deux anciens joueurs du WAC.
Son élection intervient dans un contexte particulièrement délicat. Le Wydad sort de plusieurs années de turbulences administratives et sportives, marquées par les conséquences de l’affaire Saïd Naciri, la présidence éphémère d’Abdelmajid Bernaki, puis le mandat de Hicham Aït Menna, au cours duquel le club n’est pas parvenu à renouer avec les titres. En s’imposant face à Yassine Saadallah et Anas Korami, El Asri hérite donc d’un club en quête de stabilité et de résultats.
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Le pari du retour aux fondamentaux
Avant le scrutin, Ibrahim El Asri avait présenté aux adhérents les grandes lignes de son projet. Celui-ci repose sur un retour aux fondamentaux du Wydad, avec pour priorités la stabilité technique et le renforcement de l’identité du club. Le nouveau président a notamment annoncé son intention de confier l’équipe première à l’entraîneur uruguayen Daniel Carreño.
El Asri entend également s’appuyer sur d’anciens cadres afin de redonner une âme au vestiaire. Les retours annoncés de l’ancien capitaine Yahya Jabrane et d’Aymane El Hassouni s’inscrivent dans cette démarche: faire revenir des joueurs qui connaissent la maison, capables de transmettre ses valeurs et d’encadrer la nouvelle génération.
Le plus jeune président de l’histoire du Wydad devra désormais prouver que son expérience dans le monde de l’entreprise peut servir la gestion d’un club aussi exigeant que le WAC. Sa jeunesse peut constituer un atout, mais elle ne lui accordera aucun répit. Au Wydad, un président est avant tout jugé sur les résultats.








