CAN 2027: vers une délocalisation en Afrique du Sud ou au Rwanda?

Fouzi Lekjaa remettant le drapeau de la CAF aux présidents des fédérations de la Tanzanie, du Kenya et de l’Ouganda, après la finale de la CAN 2025, le 18 janvier 2026 au Complexe Moulay Abdellah.

À plus d’un an du coup d’envoi de la CAN 2027, prévue en Ouganda, au Kenya et en Tanzanie, le doute s’installe déjà autour de l’organisation. En coulisses, la CAF envisagerait un possible changement de pays hôte, face aux retards accumulés par les trois nations dans l’avancement des chantiers.

Le 22/04/2026 à 12h00

Prévue du 19 juin au 18 juillet 2027 en Ouganda, au Kenya et en Tanzanie, la Coupe d’Afrique des Nations pourrait finalement ne pas se tenir dans ces pays, en raison des retards dans les travaux des stades et des infrastructures d’accueil. Face à ces insuffisances, la Confédération africaine de football envisage un plan B pour une éventuelle délocalisation de cette 36e édition.

Selon un rapport d’inspection de la CAF, consulté par le quotidien français Le Monde, les trois pays sont encore loin du compte. Le document met en lumière une réalité préoccupante: la lenteur des travaux, tant au niveau des stades que des infrastructures d’accueil, compromet sérieusement le respect des délais.

La situation de l’Ouganda est particulièrement inquiétante, aucun stade ne répondant actuellement aux normes de catégorie 4 exigées par la CAF.

Le Kenya, de son côté, n’est pas épargné. Engagé à livrer cinq stades, dont trois à Nairobi et deux à Kakamega et Eldoret, le pays a été «rappelé à l’ordre». Le stade de Talanta, dans la capitale, qui devait être prêt fin 2025, accuse déjà un retard de sept mois, avec une livraison désormais attendue en juillet.

Seule la Tanzanie semble tirer son épingle du jeu. Toujours selon Le Monde, le pays respecte, pour l’instant, le calendrier fixé et répond aux exigences de la CAF.

Dans ce contexte incertain, le quotidien français indique que certains pays restent à l’affût. Le Rwanda et l’Afrique du Sud se tiennent prêts à intervenir en cas de désistement, avec l’ambition de récupérer l’organisation au pied levé.

Pour rappel, la CAF avait attribué, le 7 avril 2023, l’organisation de cette 36e édition à l’Ouganda, au Kenya et à la Tanzanie, une première dans l’histoire de la compétition. Les trois pays avaient d’ailleurs déjà collaboré lors du CHAN 2025, remporté à Nairobi par les Lions de l’Atlas A’, dirigés par Tarik Sektioui.

Ce contexte tranche fortement avec la dernière édition disputée au Maroc. La CAN 2025 a marqué un tournant majeur, tant sur les plans sportif qu’économique, en propulsant la compétition dans une nouvelle dimension.

Avec près de 200 millions de dollars de revenus générés, contre 98 millions en 2023 et 5 millions en 2021, une hausse spectaculaire des sponsors et une diffusion mondiale record assurée par 111 diffuseurs, le tournoi marocain a battu tous les records.

L’engouement populaire a suivi, avec plus d’un million de supporters dans les stades, dont 66.526 lors de la finale, confirmant l’entrée de la CAN dans une nouvelle ère.

Par Anas Zabari
Le 22/04/2026 à 12h00