Cet étrange bashing anti-Maroc

La finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal, disputée le 18 janvier 2026 à Rabat.

ChroniqueLa finale de la dernière CAN et celle du Mondial 2030 bénéficient d’un traitement médiatico-politique pour le moins étrange, loin des règles du bon sens et du fairplay sportif.

Le 12/10/2026 à 10h49

Le TAS (tribunal arbitral du sport) a examiné, en cours de semaine, le dossier Maroc–Sénégal, se rapportant à la finale de la dernière CAN. On connait tous l’histoire, pas la peine d’en rajouter. Le Maroc a présenté ses arguments pour tenter de «gagner» cette finale sur le papier. Le Sénégal a fait de même, et jusqu’ici tout va bien: chacun défend son pré carré et attend le verdict final.

Seulement voilà: en parcourant la presse internationale, il y avait de quoi tomber des nues. Sur un site de foot édité en France, parmi les plus lus, on pouvait lire: «Le Maroc est tendu à l’approche du verdict de la CAN». Intéressant.

Le Maroc est donc «tendu». Pas le Sénégal?

Reprenons les faits. Le Maroc a perdu la finale sur le terrain, puis obtenu gain de cause devant le jury d’appel de la CAF (victoire 3-0). Si le TAS lui donne tort, il retrouvera simplement le résultat du terrain (défaite 0-1).

Le Sénégal, lui, joue gros: un titre déjà fêté, un trophée exhibé devant ses supporters, et la perspective de tout rendre une fois pour toutes. Objectivement, la tension pèse bien davantage sur les épaules de nos amis sénégalais.

Entre le Maroc qui a tout à gagner face aux juges du TAS, et le Sénégal qui a tout à perdre, le site d’information a donc choisi de déplacer la «tension» sur la tête et les épaules des Marocains. Parce que le sujet Maroc vend plus? Ou parce qu’il y a un certain parti pris anti-marocain? On peut se poser la question.

Examinons à présent une autre affaire: celle de la finale du Mondial 2030, que le Maroc organisera avec l’Espagne et le Portugal. Rien n’est décidé pour cette finale, la FIFA le répète à qui veut l’entendre. Madrid, pourtant, fait comme si l’affaire était pliée.

Le Maroc et l’Espagne se livrent un «match» pour obtenir l’organisation de cette finale. C’est de bonne guerre. Mais le match, côté espagnol, déborde largement du strict cadre du sport.

Une partie des décideurs du football espagnol, mais aussi de la classe politique et des médias de droite, nous répètent que la finale ne peut se jouer ailleurs qu’en Espagne. Tout autre option, selon eux, serait inenvisageable. Pourquoi donc? Parce que c’est l’Espagne, tout simplement. Son ambition est légitime. En face, le Maroc ferait bien de se retirer. Et ce n’est pas une question de stade ou de capacité d’accueil. C’est autre chose, comme on le laisse entendre. C’est politique. Alors on fait tout pour faire tomber le président de la FIFA, parce qu’il serait partisan d’une finale au Maroc, et on va jusqu’à utiliser… la crise migratoire de Sebta pour tenter de faire pencher la bascule du côté espagnol.

Bien sûr, aucun média ne relève la tension ou la nervosité, pour ne pas dire l’hystérie, qui s’empare d’une partie des décideurs espagnols…

On retrouve ainsi la même mécanique que dans l’affaire de la CAN. Le Maroc serait toujours l’agité, le nerveux, le fébrile, tandis que les autres se contenteraient de défendre leurs droits avec flegme. Étonnant, non?

Par Footix marocain
Le 12/10/2026 à 10h49