Les supporters de l’USM Alger ont une nouvelle fois semé le chaos. Cette fois, ce fut lors de la finale retour de la Coupe de la CAF, qui a opposé le club algérien au Zamalek, hier samedi 16 mai au Stade international du Caire (Egypte).
La rencontre a été marquée par des scènes de confusion après le coup de sifflet final. Battue 1-0 dans le temps réglementaire après l’avoir emporté sur le même score à l’aller, l’USMA a décroché le trophée continental à l’issue de la séance des tirs au but (7-8).
Quelques secondes après le penalty de la victoire, plusieurs supporters algériens ont quitté les tribunes en sautant vers la pelouse, ce qui a créé des mouvements de foule et une importante agitation à l’intérieur du stade.
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des dizaine de supporters envahissant le terrain dans une ambiance tendue.
Ces scènes rappellent les incidents déjà observés lors de la demi-finale retour entre l’Olympique de Safi et les Algériens au Stade El Massira, le dimanche 19 avril.
Des débordements et un envahissement de terrain avaient perturbé l’organisation de la rencontre et occasionné un retard d’une heure et 20 minutes du coup d’envoi, passant de 20h à 21h20.
Les hooligans algériens au satde Al Massira de Safi, le 19 avril 2026
Des supporters de l’USM Alger, hors de contrôle, avaient envahi la pelouse, multipliant provocations et jets de projectiles. Une scène surréaliste, digne des pires dérives du football continental, qui a immédiatement plongé le match dans l’incertitude.
Lire aussi : Le36. EP506. «Rien de choquant»: devant la Brigade, un supporter algérien banalise le hooliganisme
La récidive en finale prouve que ces agissements chaotiques semblent habituels, prémédités et calculés. Ces individus cherchent à imposer un climat lourd et une ambiance délétère, alors même qu’ils viennent de remporter un sacre à l’extérieur et face à un géant du continent. Semer la zizanie à l’extérieur est un credo.
Une nouvelle fois, une rencontre importante est tirée de son cadre sportif par un club désormais habitué des dérives. Et ce n’est pas un cas isolé. L’USM Alger traîne désormais une réputation qui dépasse le simple cadre sportif. En 2024 déjà, le club algérien s’était retiré de la double confrontation face à la RS Berkane, en Coupe de la CAF, refusant de jouer en raison du maillot du club marocain arborant la carte complète du Royaume. Une décision lourde de conséquences, qui lui avait valu d’être déclaré forfait, déclenchant une polémique majeure à l’échelle continentale.
Le hooliganisme des supporters de l’USMA rappelle inévitablement les événements survenus lors de la finale de la CAN 2025, disputée le 18 janvier au Complexe Moulay Abdellah de Rabat. Ce soir-là, la rencontre avait également basculé dans la confusion après un penalty accordé aux Lions de l’Atlas en toute fin de match.
Des scènes de chaos s’en étaient suivies: envahissement de terrain par certains supporters sénégalais, jets de projectiles, affrontements avec les forces de l’ordre… Plusieurs agents de sécurité avaient été blessés, tandis que des dégâts matériels importants avaient été constatés.
Ces débordements n’étaient d’ailleurs pas isolés durant la compétition. Quelques jours plus tôt, après l’élimination de l’Algérie face au Nigeria en quart de finale à Marrakech, des incidents similaires avaient déjà éclaté, avec des tentatives d’intrusion sur la pelouse.
Mis bout à bout, ces épisodes renforcent l’impression d’un schéma récurrent, où la tension dépasse le cadre sportif pour s’installer durablement en marge de certaines rencontres à fort enjeu.






