La Fédération qatarie de football a pris ses distances avec le communiqué conjoint publié le 10 août par la Confédération asiatique de football (AFC), l’UEFA et la Concacaf, dénonçant une rupture fondamentale de confiance avec la direction de la FIFA et visant à pousser son président, Gianni Infantino, vers la sortie. Le président de la QFA, Cheikh Hamad ben Khalifa ben Ahmed Al Thani, affirme que son instance n’a jamais été consultée avant la publication de ce texte.
Dans une lettre officielle adressée à l’AFC et dont le contenu a été rapporté ce samedi 15 août par beIN Sports, le dirigeant qatari s’interroge notamment sur les conditions dans lesquelles la Confédération asiatique a pu prendre position au nom de ses fédérations membres.
Cheikh Hamad ben Khalifa ben Ahmed Al Thani assure ainsi que la Fédération qatarie n’a été consultée «ni officiellement ni officieusement» en amont. Elle n’aurait reçu ni notification préalable ni projet de communiqué et n’aurait donc pas eu la possibilité de faire connaître sa position avant sa publication.
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Le président de la Fédération qatarie estime surtout qu’une prise de position présentée comme collective ne peut intervenir sans consultation préalable des associations concernées. Pour la fédération qatarie, un consensus entre les membres de l’AFC ne peut être considéré comme acquis sans que ceux-ci aient été sollicités.
Selon beIN Sports, le responsable qatari met ainsi en avant les principes de transparence, de gouvernance institutionnelle et de respect des procédures internes. Il considère qu’un communiqué publié au nom des membres de l’AFC sans consultation préalable soulève des interrogations sur le processus ayant conduit à son adoption.
La Fédération qatarie réclame désormais des explications. Son président a demandé à l’AFC de préciser par écrit si une procédure de consultation avait été menée avant le communiqué du 10 août, mais également de détailler la manière dont les fédérations nationales ont été informées ou consultées.
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Il souhaite également connaître sur quelle base l’instance continentale s’est appuyée pour présenter cette prise de position comme celle de l’ensemble de ses membres.
Tout en contestant la méthode employée, Cheikh Hamad ben Khalifa ben Ahmed Al Thani dit vouloir régler cette question de manière constructive. Il insiste sur la nécessité de préserver l’unité du football asiatique, mais aussi la confiance entre l’AFC et ses fédérations membres.
Cette sortie publique du Qatar fragilise ainsi le caractère collectif du communiqué du 10 août: l’une des fédérations membres de l’AFC affirme désormais explicitement ne pas avoir été associée à son élaboration.
Gianni Infantino, président de la FIFA. Getty Images via AFP

















