FIFA: Fouzi Lekjaa et cinq dirigeants du football arabe affichent leur soutien à Infantino

Fouzi Lekjaa, Hany Abo Rida et Gianni Infantino

Six présidents de fédérations arabes de football, dont Fouzi Lekjaa, patron de la Fédération royale marocaine de football, ont affiché leur soutien à Gianni Infantino dans un communiqué commun.

Le 13/08/2026 à 15h49

Six présidents de fédérations arabes de football, parmi lesquels Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), ont affiché leur soutien à Gianni Infantino, ce jeudi 13 août. Une prise de position commune qui intervient alors que le président de la FIFA traverse une période particulièrement agitée, après la polémique provoquée par le projet, finalement abandonné, FIFA Forward Enterprise (FFE).

Dans un communiqué commun publié ce jeudi sur les réseaux de la fédération égyptiennes de football, les présidents des fédérations du Maroc, du Qatar, d’Égypte, du Liban, du Soudan et de Mauritanie ont tenu à apporter publiquement leur soutien au patron du football mondial.

«Reconnaissant le rôle important du football arabe dans le rapprochement des peuples et le renforcement de la coopération entre les fédérations de football à travers le monde arabe, nous exprimons notre soutien total à M. Gianni Infantino et réaffirmons notre confiance en sa direction et en son engagement continu en faveur du développement du football à l’échelle mondiale», indiquent les six dirigeants.

Aux côtés de Fouzi Lekjaa figurent notamment le président de la Fédération qatarie, Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani, son homologue égyptien Hany Abo Rida ainsi que les patrons des fédérations libanaise, soudanaise et mauritanienne.

Les six responsables saluent également le bilan d’Infantino depuis son arrivée à la tête de l’instance internationale. «Nous apprécions profondément les efforts soutenus de M. Infantino pour faire progresser le football à l’échelle mondiale, multiplier les opportunités dans toutes les régions et renforcer le rôle de ce sport dans le rapprochement des personnes et des communautés», poursuivent-ils.

Ils concluent leur déclaration en se disant déterminés à maintenir cette coopération: «Nous nous réjouissons de poursuivre notre étroite collaboration avec lui en vue d’un avenir plus solide et plus prospère pour le football mondial».

Infantino sous pression

Cette déclaration intervient dans un contexte particulièrement tendu autour de Gianni Infantino. Le président de la FIFA est vivement critiqué depuis la présentation du projet FIFA Forward Enterprise, qui prévoyait de regrouper au sein d’une nouvelle filiale les activités commerciales et événementielles de l’instance, notamment celles liées à ses différentes compétitions.

Le projet prévoyait notamment de lever jusqu’à 4,2 milliards de dollars auprès d’investisseurs privés, sur la base d’une valorisation initiale de 20 milliards de dollars. La FIFA assurait qu’elle conserverait le contrôle de la nouvelle structure et que l’opération devait permettre d’augmenter considérablement les sommes redistribuées aux 211 associations membres.

L’initiative a toutefois provoqué une importante fronde au sein du football mondial. L’UEFA, la Confédération asiatique (AFC) et la Concacaf ont notamment sévèrement critiqué la manière dont le dossier avait été conduit et appelé Infantino à quitter ses fonctions.

Face à la contestation, le projet a finalement été retiré.

Une réunion de crise à Rabat

Quelques jours après le retrait du projet, Gianni Infantino a réuni, le mercredi 5 août à Rabat, le secrétaire général de la FIFA Mattias Grafström et plusieurs hauts responsables de l’instance afin de tirer les enseignements de cette séquence.

Au cours de cette réunion, la direction de la FIFA a reconnu que des erreurs avaient été commises dans la gestion de la proposition FIFA Forward Enterprise, notamment dans la manière dont le processus avait été conduit et communiqué. L’instance a également présenté ses excuses à ses associations membres et assuré vouloir revoir ses procédures afin d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise.

À l’issue de cette réunion, le secrétaire général et plusieurs membres de la direction avaient réaffirmé leur soutien à Gianni Infantino. Dans le même temps, la FIFA avait insisté sur la nécessité d’améliorer ses processus internes, sa communication et les échanges entre sa présidence, son administration et ses différentes instances.

Le soutien exprimé ce jeudi par les six présidents de fédérations arabes vient donc s’ajouter à celui déjà affiché par plusieurs dirigeants du football africain. La Confédération africaine de football (CAF) avait elle aussi apporté son soutien à Infantino dans la foulée de la crise, tout en insistant sur les principes de gouvernance et de transparence.

Par La Rédaction
Le 13/08/2026 à 15h49