Ce match disputé dans le petit stade du Rayo (15.000 places) sentait le piège pour les Strasbourgeois et cela n’a pas manqué: c’est bien le club madrilène qui a pris l’avantage à l’issue d’une rencontre fermée en première période, puis hachée et tendue.
L’affaire est toutefois loin d’être perdue pour le club alsacien, qui a su renverser Mayence au stade de la Meinau (4-0) en quart de finale après avoir perdu la manche aller (2-0) au tour précédent.
Les joueurs du Racing voudront faire revivre cette soirée européenne folle à leurs spectateurs, dont certains ont vécu ce duel dans la fan zone de la Meinau, pour atteindre obtenir la première finale européenne de l’histoire du club.
Il leur faudra réussir une toute autre performance, tant dans la précision technique que dans l’intensité physique, domaines où ils ont été globalement dominés en seconde période par leur adversaire espagnol, tout aussi inexpérimenté à ce stade de la compétition.
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Comme à leur habitude, les « Franjirrojos » ont été accrocheurs et disciplinés tactiquement, gênant considérablement le jeu d’attaque des Alsaciens. Ils ont même assez nettement dominé la partie après le seul but inscrit par leur attaquant Alemao (54e) dans la foulée d’un corner.
À tel point que les joueurs de Gary O’Neil se contenteront sans doute de ce seul but à remonter.
L’attaque strasbourgeoise muselée
Ils n’en ont pas fait suffisamment pour espérer mieux face à ce club de quartier, ouvrier, aux antipodes du football moderne. Emmenés par Emmanuel Emegha, titulaire et capitaine, les Strasbourgeois n’ont tenté que cinq tirs sans en cadrer un seul, maigre bilan face aux 24 frappes du Rayo (huit cadrées).
Le grand attaquant néerlandais n’a jamais vraiment été servi dans de bonnes conditions, chassant les causes perdues, quand Julio Enciso courait dans le vide, et Diego Moreira manquait de précision. Seul Martial Godo a été intéressant par moments, réussissant à prendre le dessus dans ses duels et amenant le danger, sans réussite.
C’est le défenseur central Andrew Omobamidele qui a eu la plus belle occasion alsacienne du match, près des cages après une bonne remise d’Emmanuel Emegha (78e).
En face, le club espagnol, onzième de la Liga, aurait pu inscrire un deuxième but sans les prouesses de Mike Penders, auteur d’arrêts déterminants pour détourner une reprise de la tête après un nouveau corner (63e), puis une autre de Florian Lejeune (87e).
Même quand Strasbourg a tenté de pousser pour égaliser, ce sont les Madrilènes qui ont été les plus inquiétants par des contre-attaques. Gary O’Neil a dû souffler de soulagement en les voyant gâcher un deux contre un en toute fin de match (90e+7).
La condition physique d’un groupe alsacien qui jouait jusqu’à peu dans trois tableaux sera probablement la clé du match retour.
