Déjà favori à sa réélection en l’absence d’un candidat crédible, l’Italo-Suisso-Libanais Gianni Infantino a peut-être acquis le dernier soutien qui lui manquait avec le ralliement de l’AFC, troisième plus grand contingent de fédérations, et donc de voix.
«Nous réaffirmons notre engagement total à vous soutenir (...) alors que vous briguez un nouveau mandat de président de la Fifa», a déclaré Cheikh Salman ben Ebrahim al-Khalifa à l’issue d’une réunion de l’AFC à Tokyo en présence de Gianni Infantino.
«J’ai parlé avec de nombreux membres (de la Fifa) du continent (...) Votre soutien à Gianni est très clair», a-t-il ajouté.
Cette prise de position marque un revirement net alors que l’AFC avait rejoint les confédérations européennes (UEFA) et de l’Amérique du Nord et des Caraïbes (Concacaf) dans la ferme condamnation du projet d’Infantino -tenu secret, et depuis abandonné- d’ouvrir aux investisseurs privés les grandes compétitions de la Fifa, au premier rang desquelles la Coupe du monde.
Des voix se sont même élevées pour demander la démission d’Infantino, mais ce dernier a présenté ses excuses la semaine dernière.
«Gianni, oui, nous avons eu des désaccords par le passé. Mais nous devons avancer. Le football est plus fort lorsque nous travaillons ensemble», a déclaré Cheikh Salman vendredi.
Lire aussi : Présidence de la FIFA: l’Asie se range derrière Gianni Infantino
Toujours pas de concurrent
Alors que la date limite de dépôt des candidatures fixée au 18 novembre approche, il n’y a toujours aucun candidat crédible pour faire face à Infantino, en place depuis 2016 et qui vise un quatrième et dernier mandat.
Ancien international suisse, Ramon Vega a bien annoncé sa volonté de se présenter, mais rien ne dit à ce stade qu’il a obtenu les cinq parrainages nécessaires pour le faire.
Le camp de l’opposition, représentée par la puissante UEFA et la Concacaf, 90 fédérations à elles deux, soit près de la moitié des 211 fédérations, n’a toujours pas de candidat. Un temps vu comme un concurrent potentiel d’Infantino, le Canadien Victor Montagliani, président de la Concacaf, n’aurait pas l’intention de se présenter, comme l’ont annoncé plusieurs médias le 9 octobre.
La confédération européenne sait qu’elle ne peut pas présenter de candidat sous peine de faire face à un refus des autres continents, soucieux de conserver un équilibre mondial avec l’UEFA.
Elle compte en revanche faire plier Infantino par la voie judiciaire, invoquant une «gestion déloyale». C’est dans ce but que l’UEFA a saisi plusieurs tribunaux américains pour contraindre les filiales américaines de la Fifa et les différentes parties engagées à lui remettre une série de documents relatifs au projet FFE.
