La FSF continue de naviguer en eaux troubles. Après plus d’un an d’incertitudes politiques et de querelles juridiques nées du scrutin contesté de l’été 2025, la Fédération sénégalaise de football se retrouve à nouveau plongée dans le flou. Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a décidé de renvoyer le dossier électoral devant la Commission de recours de la FSF, estimant que la plainte initiale de Mady Touré avait été écartée de manière injustifiée.
Pour comprendre les origines de cette crise, il faut remonter aux 2 et 3 août 2025. Cette nuit-là, en pleine Assemblée générale élective, le candidat Mady Touré claque la porte aux alentours de 2 heures du matin. Il dénonce de graves dysfonctionnements: «Irrégularités dans les convocations et la tenue des débats et d’un défaut de transparence dans le contrôle des votants». Malgré son départ, le vote se poursuit et Abdoulaye Fall est proclamé président pour un mandat de quatre ans.
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Contestant immédiatement les résultats, Mady Touré a ensuite saisi la Commission de recours de la FSF pour demander l’annulation du scrutin et l’organisation de nouvelles élections.
Cependant, le 25 août 2025, l’instance fédérale rejette sa demande en la déclarant «irrecevable» sur la forme, sans analyser les preuves et arguments avancés sur le fond.
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Mady Touré porte l’affaire devant le TAS en septembre 2025. Après une audience tenue en visioconférence le 10 mars 2026, la juridiction de Lausanne a finalement donné raison au candidat sur l’aspect procédural: la FSF a violé son propre Code électoral en refusant d’examiner la plainte.
Ne disposant pas des éléments d’enquête nécessaires pour trancher lui-même sur l’annulation de l’élection, le TAS contraint la Commission de recours de la FSF à réexaminer le dossier et à rendre une décision sur le fond.
Même si elle n’annule pas immédiatement l’élection d’Abdoulaye Fall, qui reste en poste pour le moment, comme l’indique le TAS dans son communiqué: «Ce renvoi n’a aucune incidence sur les résultats de l’élection présidentielle d’août 2025».
