La Lazio est toujours invaincue et continue de (se) surprendre. Elle est même repartie du stade Diego-Armando-Maradona frustrée, car elle a mené grâce à Davide Frattesi (26e) et dominé le Napoli, en panne de confiance.
Mais un but contre son camp d’Alfonso Pedraza (48e) a ramené les deux équipes à égalité.
«On aurait pu marquer deux ou trois buts de plus», a estimé Gennaro Gattuso, architecte inattendu du meilleur début de saison de l’histoire de la Lazio.
Avec 29 points sur un maximum de 33, son équipe qui avait remporté ses six précédents matchs de Serie A, compte deux longueurs d’avance sur l’AS Rome (2e, 27 pts), vainqueur de Sassuolo (3-0) samedi, et quatre sur l’Inter Milan (3e, 25 pts), en déplacement à Côme (5e, 23 pts) ce dimanche en fin d’après-midi.
Mais Gattuso, marqué avant son arrivée à Rome par son échec cuisant à la tête de la Nazionale, incapable de se qualifier pour le Mondial-2026, refuse toujours de s’emballer.
«On ne doit pas regarder le classement parce que cela ne nous concerne pas. On doit vivre au jour le jour en gardant cette faim-là, cette envie de se sacrifier, de jouer le football qu’on veut jouer, avec du courage», a insisté le champion du monde 2006.
Sifflets des tifosi
Ancien entraîneur de Gattuso à Pérouse puis à l’AC Milan, Massimiliano Allegri n’est, lui, pas loin du gouffre. Son équipe a certes réagi après ses défaites face à la Juventus (2-0) et à Porto (4-1), mais elle est distancée dans la course au titre, voire à la Ligue des champions (10e, 15 pts), et mal en point en Ligue des champions.
Pire, son équipe, sifflée par ses tifosi, semble au bord de l’implosion avec des joueurs cachant difficilement leurs frustrations et leur mésentente.
«Il y a toujours des moments difficiles dans une saison, je reste confiant, veut croire l’expérimenté «Max». Quand on est en pleine mer au milieu d’une tempête, on arrive toujours à ramener le bateau à bon port».
Trois jours après sa déroute en Ligue Europa à domicile face à Ferencvaros (2-0), l’AC Milan a réagi en allant s’imposer à Gênes, grâce à Alphadjo Cisse (13e) et Christian Pulisic (19e). Les hommes de Ruben Amorin ont tremblé dans le final quand le Genoa a réduit la marque (88e), mais ils sont 4e, à un point du podium, à quatre de la tête.
Le promu Monza reste relégable (18e, 7 pts) après sa défaite à domicile contre l’Atalanta (1-0), sa quatrième défaite de suite.
