C’est au Pays basque qu’une importante délégation de la FIFA a entamé, ce jeudi 5 novembre, sa tournée d’inspection des stades espagnols retenus pour la Coupe du monde 2030. Plusieurs médias espagnols, dont AS, font état d’une visite au stade San Mamés de Bilbao, l’un des sites candidats à l’accueil de la compétition.
Les membres de la délégation ont notamment été accueillis par Jon Berasategui, directeur général de l’Athletic Bilbao. Avant de se rendre à Bilbao, ils avaient effectué une brève escale à Saint-Sébastien, autre ville basque. Ces deux villes pourraient d’ailleurs bénéficier d’un statut particulier lors du Mondial 2030.
Elles envisagent en effet de présenter une candidature conjointe, selon une formule assez inédite. «Une formule qui doit encore lever certaines incertitudes quant à sa compatibilité avec les exigences de la FIFA», précise AS.
Concrètement, l’initiative prévoit que Bilbao et Saint-Sébastien partagent le statut de ville hôte et se répartissent les quatre rencontres que le Pays basque espère accueillir. Une approche qui s’éloigne sensiblement du projet initial, lequel prévoyait huit matchs, soit quatre dans chaque ville. Reste désormais à la partie espagnole de convaincre la FIFA des avantages de cette nouvelle configuration, pour le moins inhabituelle.
Pour rappel, San Mamés a déjà accueilli deux grandes finales européennes: celle de la Ligue des champions féminine en 2024 et celle de la Ligue Europa en 2025.
Composée de 18 personnes issues de différents «domaines fonctionnels», comme l’explique le média espagnol, la délégation de la FIFA est arrivée au Pays basque en provenance du Portugal, où elle avait déjà inspecté les stades lisboètes José Alvalade et de la Luz, ainsi que plusieurs infrastructures hôtelières et installations d’entraînement. Après Bilbao, les émissaires de l’instance internationale doivent prendre la direction de Porto.
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Cette série d’inspections, programmée tout au long des mois de novembre et décembre, concerne les trois pays hôtes de la Coupe du monde 2030: le Maroc, l’Espagne et le Portugal. Les représentants de la FIFA examinent minutieusement les conditions offertes par chaque ville candidate, conformément aux exigences du cahier des charges. Infrastructures sportives, sécurité, logistique, hébergement ou encore dispositifs sanitaires: tous les aspects de l’organisation sont passés au peigne fin.
Pour rappel, la Coupe du monde 2030 devrait se disputer dans 16 stades, répartis entre l’Espagne (huit), le Maroc (six) et le Portugal (deux). Une répartition qui doit toutefois encore être validée par la FIFA d’ici la fin de l’année, ce qui confère une importance particulière à cette tournée d’inspection.
En Espagne, les enceintes concernées sont, pour l’heure, le Santiago Bernabéu, le Metropolitano, le Camp Nou, Mestalla, le stade de Gran Canaria, San Mamés, la Reale Arena et le Stage Front Stadium.














