Le président de la Fédération royale espagnole de football (RFEF), Rafael Louzán, a relancé, lundi 2 novembre, le débat autour du stade qui accueillera la finale de la Coupe du monde 2030, coorganisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal. En affichant son soutien à la candidature du Camp Nou, le dirigeant espagnol a avancé deux argument qui, paradoxalement, renforcent celle du Grand Stade Hassan II de Benslimane.
Interrogé sur les ambitions de Barcelone d’accueillir la finale du Mondial 2030, le patron du football espagnol n’a pas caché son enthousiasme. «Le maire (de Barcelone) a déclaré qu’il aimerait que ce trophée (la Coupe du monde) puisse être ici en 2030. Espérons que ce sera le cas. Comme vous le savez, il y a des possibilités en ce sens», a-t-il déclaré lors d’un événement organisé à la mairie de Barcelone.
Mais au-delà de ce soutien affiché, ce sont surtout les arguments avancés par le président de la RFEF qui retiennent l’attention. Pour défendre la candidature du Camp Nou, Louzán a insisté sur deux éléments: la modernité du stade et sa capacité d’accueil.
Selon lui, l’enceinte du FC Barcelone sera «presque le meilleur stade d’Europe et le plus récent». Avec ses 105.000 places annoncées, elle disposera également de la plus grande capacité d’accueil du continent.
Seulement voilà, à Benslimane, le Maroc construit un stade encore plus grand. Avec une capacité de 115.000 spectateurs, le Grand Stade Hassan II dépassera le Camp Nou de 10.000 place et sera le plus grand stade de football au monde.
Louzán affiche sa préférence dans le duel Madrid-Barcelone
Sur le plan de la modernité, le projet marocain dispose également de solides arguments. Contrairement au Camp Nou, qui fait l’objet d’une profonde rénovation, le Grand Stade Hassan II est une enceinte entièrement nouvelle, conçue pour accueillir les plus grandes compétitions internationales et répondre aux exigences de la FIFA.
En mettant en avant la capacité d’accueil et la modernité pour défendre Barcelone, Rafael Louzán souligne donc, sans le vouloir, deux principaux atouts de la candidature marocaine.
L’autre enseignement de cette sortie concerne la bataille que livre Madrid et Barcelone pour accueillir la finale du Mondial 2030.
En Espagne, le Santiago-Bernabéu du Real Madrid et le Camp Nou du FC Barcelone sont les deux principales enceintes en lice pour abriter cette rencontre. Mais avec ses déclarations, Rafael Louzán semble pencher en faveur du stade catalan.
Le président de la RFEF ne s’est pas contenté de reconnaître les chances de Barcelone. Il a également insisté sur les relations étroites qu’entretient sa fédération avec les autorités catalanes et les clubs de la ville.
«Nous entretenons des relations étroites avec la mairie de Barcelone, la Generalitat et, tout particulièrement, avec les principaux clubs de cette ville, le Barça et l’Espanyol. Nous travaillons tous main dans la main», a-t-il souligné.
Fouzi Lekjaa avait déjà mis en avant la capacité du Grand Stade Hassan II
Sans écarter explicitement le Santiago-Bernabéu, Louzán apporte ainsi un soutien appuyé à la candidature du Camp Nou. Une prise de position qui ne passe pas inaperçue dans la rivalité entre les deux grandes villes espagnoles. Mais cette bataille ne se limite pas à Madrid et Barcelone. Le Maroc, avec son Grand Stade Hassan II, entend lui aussi accueillir la finale.
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Et c’est bien là tout le paradoxe des déclarations de Louzán. En cherchant à défendre les atouts du Camp Nou face au Santiago-Bernabéu, le président de la Fédération espagnole avance des arguments qui servent également, et davantage sur le plan de la capacité, la candidature du stade de Benslimane.
La question de la capacité d’accueil avait justement été soulevé quelques jours plus tôt par Fouzi Lekjaa. Invité de l’émission «Saât Assaraha», diffusée le 28 octobre sur 2M, le président de la fédération royale marocaine de football (FRMF) et de la Fondation Maroc-2030 avait défendu la candidature du Grand Stade Hassan II en insistant sur ce critère. «La finale doit revenir à l’enceinte disposant de la plus grande capacité. Et pour l’instant, c’est le stade Hassan II», avait-il affirmé.
Reste désormais à la FIFA de départager les différentes candidatures. Mais au regard des arguments avancés par Louzán lui-même, le Maroc est clairement en pole position.









