Mondial 2030: Fouzi Lekjaa explique pourquoi le stade Hassan II mérite d’accueillir la finale

Fouzi Lekjaa, président de la FRMF et de la Fondation Maroc-2030.

Invité de l’émission «Saât Assaraha» sur 2M, ce mercredi 28 octobre, Fouzi Lekjaa s’est exprimé sur l’avancement des travaux du Grand Stade Hassan II de Benslimane et sur sa candidature pour accueillir la finale de la Coupe du monde 2030. Le président de la FRMF a notamment mis en avant la capacité de la future enceinte, tout en rappelant que les ambitions du Maroc dépassent la seule question de l’attribution des matchs.

Le 29/10/2026 à 00h02

Fouzi Lekjaa était l’invité de l’émission «Saât Assaraha», diffusée ce mercredi 28 octobre sur 2M, pour évoquer le projet de loi de finances 2027. Interrogé sur le Grand Stade Hassan II de Benslimane, le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et de la Fondation Maroc-2030 a donné des précisions sur l’état d’avancement de ce chantier, appelé à jouer un rôle majeur dans l’organisation du Mondial 2030.

Pour Lekjaa, la construction de cette enceinte, d’une capacité de 115.000 places, ne se limite pas à un simple projet sportif. Elle s’inscrit dans une transformation beaucoup plus large de la métropole casablancaise.

«Le stade Hassan II contribuera à la restructuration urbanistique du Grand Casablanca», a-t-il expliqué, précisant que sa réalisation s’accompagnera du développement de plusieurs infrastructures de transport, notamment le réseau express régional (RER) et la ligne à grande vitesse (LGV). «Dans les prochaines années, nous verrons un autre Grand Casablanca», a-t-il assuré.

Concernant l’avancement du chantier, Fouzi Lekjaa s’est montré rassurant. Selon lui, les travaux progressent à un rythme satisfaisant et pourraient s’achever au début de l’année 2028, soit près de deux ans avant le coup d’envoi de la Coupe du monde.

Cette livraison anticipée permettrait notamment aux Lions de l’Atlas, mais aussi au Wydad et au Raja de Casablanca, de disputer des rencontres dans cette enceinte avant le rendez-vous mondial.

«C’est une bonne chose pour l’équipe nationale d’y jouer avant la Coupe du monde», a-t-il souligné, sans exclure la possibilité que le stade accueille d’autres événements d’envergure avant 2030.

La finale du Mondial 2030, une question de capacité

Interrogé sur la candidature du Grand Stade Hassan II pour abriter la finale du Mondial 2030, Fouzi Lekjaa a tenu à replacer le débat dans un contexte plus large.

Le président de la FRMF a rappelé que l’organisation de cette édition du centenaire, conjointement avec l’Espagne et le Portugal, porte une ambition qui dépasse la simple répartition des rencontres entre les trois pays.

Il a notamment fait référence au message royal annonçant, à Kigali, l’organisation conjointe de la compétition, dans lequel le roi Mohammed VI avait mis en avant les dimensions civilisationnelles du projet, la réappropriation de la mémoire collective dans le bassin méditerranéen et le rapprochement entre les peuples des deux rives.

Pour Lekjaa, c’est autour de ces valeurs, notamment le vivre-ensemble et les échanges entre les jeunes générations, que les trois pays doivent construire leur projet commun.

Cela ne signifie pas pour autant que le Maroc renonce à ses ambitions concernant l’accueil de la finale. Sur ce point, le président de la FRMF a défendu un critère qu’il considère comme essentiel: la capacité d’accueil des stades.

«La finale doit revenir à l’enceinte disposant de la plus grande capacité. Et pour l’instant, c’est le stade Hassan II», a-t-il conclu.

Par Adil Azeroual
Le 29/10/2026 à 00h02