Exclu360. Quatre titres africains, son rêve mondial, l’accident qui a failli bouleverser sa vie et ses années de galère… Les révélations de Hicham Dguig

Hicham Dguig, sélectionneur de l'équipe nationale de futsal

VidéoAu lendemain de son quatrième sacre consécutif à la Coupe d’Afrique des nations de futsal, Hicham Dguig s’est confié à Le360 Sport dans un entretien exclusif. Le sélectionneur national revient sur l’hégémonie des Lions de l’Atlas sur le continent, leurs ambitions sur la scène mondiale, les épreuves qui ont jalonné son parcours et la nécessité de préparer la relève au sein de la sélection marocaine.

Le 27/10/2026 à 11h20

Le futsal marocain continue de régner sur l’Afrique. Sacrés champions d’Afrique pour la quatrième fois consécutive, les Lions de l’Atlas ont confirmé leur suprématie en dominant l’Angola en finale, au Palais des sports du Complexe sportif Moulay Abdellah. Derrière ce nouveau sacre se cachent des années de travail, une exigence de tous les instants et des ambitions qui dépassent désormais les frontières du continent.

Dans un entretien exclusif accordé à Le360 Sport, le sélectionneur national Hicham Dguig revient sur cette quatrième couronne continentale, les ambitions du Maroc sur la scène mondiale, le renouvellement de son effectif et les épreuves qui ont marqué son parcours.

Remporter une quatrième CAN consécutive était loin d’être une formalité. Hicham Dguig rappelle combien il est difficile de rester au sommet, surtout lorsque les attentes grandissent à chaque compétition. Pour le technicien marocain, atteindre la finale ou se contenter d’une deuxième place n’était pas envisageable. Il fallait conserver le titre, mais aussi convaincre sur le terrain.

Un objectif qui a demandé de longs mois de préparation, de nombreux stages et un investissement permanent de l’ensemble du groupe. Car si le Maroc domine aujourd’hui le futsal africain, rien n’est jamais acquis.

La passation de génération, un chantier essentiel

Gagner est une chose, préparer ceux qui prendront la relève en est une autre. Hicham Dguig en est parfaitement conscient. Après plusieurs années de succès, le sélectionneur doit désormais réussir l’intégration d’une nouvelle génération sans compromettre les résultats.

Un exercice délicat qui consiste à faire de la place aux jeunes talents tout en s’appuyant sur l’expérience des cadres. Dans cet entretien, le technicien évoque cette transition, la transmission des exigences du haut niveau et la nécessité de préserver la dynamique qui a fait la force des Lions de l’Atlas ces dernières années.

Coupe du monde: le Maroc peut-il désormais viser le titre?

Deux quarts de finale lors des deux dernières éditions de la Coupe du monde. Le Maroc a déjà prouvé qu’il pouvait rivaliser avec les meilleures sélections de la planète. Mais après quatre titres africains consécutifs, les ambitions ont forcément changé.

Hicham Dguig ne cache pas sa volonté de voir les Lions de l’Atlas franchir un nouveau palier. Le sélectionneur revient sur les progrès accomplis, les détails qui font encore la différence face aux grandes nations du futsal et le travail nécessaire pour aller plus loin.

Alors que le Maroc ambitionne également d’organiser une Coupe du monde de futsal, une question se pose: les Lions de l’Atlas ont-ils désormais les moyens de viser le titre mondial?

Un accident, des tensions et des années difficiles

Derrière les trophées et les célébrations, le parcours de Hicham Dguig a aussi connu des épisodes douloureux. Avant de devenir l’homme fort du futsal marocain, le technicien a dû surmonter plusieurs épreuves, notamment au début de sa carrière d’entraîneur.

Dans la dernière partie de cet entretien, il revient sur l’accident qui a marqué sa vie, mais aussi sur une période particulièrement compliquée dans ses relations avec l’ancienne direction de la FRMF.

Des confidences plus personnelles qui permettent de découvrir une autre facette du sélectionneur, loin des parquets et des titres, et de mieux comprendre le chemin parcouru avant de porter le futsal marocain au sommet du continent.

Par Anas Zabari et Adil Gadrouz
Le 27/10/2026 à 11h20