Mondial 2030: le média espagnol «Sport» met en lumière les grands chantiers autour du Stade Hassan II

À contre-courant de la campagne médiatique espagnole en faveur de l’organisation de la finale du Mondial 2030 en Espagne, le quotidien Sport consacre un article au Grand Stade Hassan II, candidat à l’accueil de cette rencontre. Au-delà des ambitions marocaines et de la capacité de 115.000 places de la future enceinte, le média catalan se penche sur les défis liés à l’accessibilité du stade, ainsi que sur les chantiers de transport et de connectivité entre les villes hôtes.

Le 17/10/2026 à 09h51

Après plusieurs semaines marquées par une multiplication des prises de position de la presse espagnole en faveur de l’organisation de la finale du Mondial 2030 en Espagne, le débat semble s’essouffler de l’autre côté du détroit de Gibraltar, à l’approche des élections générales.

Mais le média Sport, lui, a choisi de se pencher sur le projet du Grand Stade Hassan II.

Située à Benslimane, près de Casablanca, la future enceinte marocaine est en lice face au Santiago-Bernabéu de Madrid et au Camp Nou de Barcelone pour accueillir la finale de la Coupe du monde 2030, coorganisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal.

Dans un article intitulé «Tout ce qui se cache derrière le stade de Casablanca qui veut accueillir la finale de la Coupe du monde 2030», le média espagnol revient sur les ambitions du projet marocain. Au-delà de sa capacité impressionnante de 115.000 places, le stade «s’inscrit dans une stratégie de développement qui comprend le renforcement des infrastructures de transport», afin de faciliter «l’arrivée des supporters, de réduire la pression sur les routes et d’améliorer les liaisons avec les principaux centres urbains du pays».

Dans son article, Sport ne se limite donc pas à la future enceinte. Le quotidien s’intéresse également aux défis que représente l’accueil d’un événement de cette envergure, notamment en matière de déplacements des supporters entre les différentes villes.

Le média souligne que «l’accessibilité constituera l’un des principaux défis pour un site conçu pour accueillir plus de 100.000 personnes». Il évoque notamment «l’intégration aux services ferroviaires et l’amélioration des liaisons locales», avec pour objectif de mieux répartir les flux de passagers lors des grands événements.

Le réseau routier figure également parmi les enjeux soulevés. L’autoroute reliant Casablanca à Rabat «est appelée à jouer un rôle majeur» dans l’amélioration de la connectivité entre les deux villes. Un axe stratégique, alors que Rabat compte sur le complexe sportif Prince Moulay Abdellah pour le Mondial 2030, tandis que le Grand Stade Hassan II doit voir le jour à Benslimane, à proximité de Casablanca.

«Un pari qui dépasse le cadre de la Coupe du monde», estime Sport. Le quotidien présente le projet comme un symbole de l’ambition du Maroc de s’imposer parmi les grandes nations organisatrices de compétitions sportives. L’envergure architecturale du stade, mais aussi les chantiers qui l’accompagnent, «le placent au cœur d’une stratégie qui conjugue sport, tourisme, investissement et infrastructures».

Au-delà de la construction de cette enceinte hors norme, l’enjeu est donc aussi de renforcer les connexions entre les différentes villes du Royaume et de doter le pays d’infrastructures capables de répondre aux exigences des grands rendez-vous internationaux.

Pour rappel, le Maroc prévoit de mobiliser six villes hôtes et six stades pour le Mondial 2030: Casablanca, Rabat, Tanger, Fès, Marrakech et Agadir.

Par Magda Soltani
Le 17/10/2026 à 09h51