La visite d’inspection des sites candidats au Mondial 2030 en Espagne et au Portugal, dans un premier lieu, serait reportée, rapporte ce dimanche AS. La mission doit permettre à la FIFA de poursuivre l’évaluation des enceintes et des infrastructures proposées par les pays organisateurs, avant de trancher la liste définitive des stades hôtes. AS qui n’évoque que l’Espagne et le Portugal, ne mentionne pas si la visite au Maroc de cette même délégation, elle, est toujours maintenue.
Pour expliquer ce décalage, le média pointe les incertitudes autour de la direction de l’instance mondiale, dont l’élection présidentielle est prévue en mars 2027, à Rabat. Selon AS, on souhaiterait d’abord «clarifier la direction que prendra la FIFA» avant d’avancer sur les décisions liées au tournoi.
Le calendrier évoqué dépendrait notamment de la situation de Gianni Infantino, président en exercice et candidat à un nouveau mandat. AS affirme que si aucun adversaire ne se présente, la visite pourrait avoir lieu à la fin de l’année 2026. Dans le cas contraire, elle pourrait être repoussée jusqu’après les élections de mars 2027.
Le dirigeant de la FIFA avait récemment essuyé de vives critiques à cause de son projet avorté FIFA Forward Enterprise, qui prévoyait l’ouverture de 20% du capital d’une nouvelle entité commerciale de la FIFA à des investisseurs privés. Face à la contestation, l’UEFA avait menacé de boycotter les compétitions de l’instance mondiale, tandis que plusieurs fédérations européennes avaient retiré leur soutien à Gianni Infantino.
La lecture de AS diffère de celle publiée quelques jours auparavant par Mundo Deportivo. Le quotidien catalan estimait que les élections générales espagnoles, prévues le 29 novembre prochain, pouvaient expliquer le report de la visite des experts de la FIFA. Selon cette hypothèse, la FIFA préférerait attendre de connaître la composition du prochain gouvernement espagnol avant de poursuivre les discussions avec les autorités du pays.
À ce stade, la FIFA n’a officiellement confirmé ni le report de cette visite ni les raisons avancées par les médias pour l’expliquer. Les dates de ladite visite sont d’ailleurs toujours inconnues.
En Espagne, plusieurs stades dans l’incertitude
Alors que l’Espagne défendait initialement onze sites candidats, la liste a déjà connu plusieurs changements. Málaga et son stade de La Rosaleda ont renoncé au projet, tout comme La Corogne et son enceinte.
D’autres dossiers restent incertains. À Bilbao, San Mamés, et à Saint-Sébastien, le Reale Arena, les candidatures suscitent des interrogations. Les coûts liés à l’organisation d’un événement de cette ampleur, ainsi que ses conséquences pour les villes concernées, alimentent les réserves exprimées autour de ces projets.
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À Séville, le stade de La Cartuja est également fragilisé par des problèmes logistiques, notamment en matière d’accueil et d’accès du public.
Le paysage espagnol reste donc mouvant, entre retraits déjà annoncés, candidatures fragilisées et possibles remplacements. La visite de la FIFA doit notamment permettre de poursuivre l’évaluation de ces différents dossiers.
Au Maroc, six sites toujours inscrits dans le dossier
Et si, dans son article, AS laisse entendre qu’un site marocain pourrait également être écarté, sans toutefois préciser lequel, les six stades proposés par le Royaume restent inscrits dans le dossier du Mondial 2030. Plusieurs d’entre eux font actuellement l’objet de travaux de rénovation ou de modernisation afin de répondre aux exigences de la compétition.
À Rabat, le complexe Moulay-Abdellah est achevé et aux normes, tout comme le Grand Stade de Tanger, deux grandes enceintes qui ont accueilli avec succès la CAN 2025. Les stades de Fès, Marrakech et Agadir sont, quant à eux, engagés dans une deuxième phase de rénovation en vue du Mondial 2030, après une première étape achevée dans les délais pour la Coupe d’Afrique des nations.
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À Casablanca, un autre stade, appelé à devenir l’une des enceintes les plus impressionnantes au monde, prend progressivement forme: le Grand Stade Hassan II de Benslimane.
Avec une capacité prévue de 115.000 places, le projet se positionne parmi les candidats potentiels à l’accueil de la finale du Mondial 2030, face notamment aux enceintes espagnoles comme le Santiago-Bernabéu de Madrid et le Camp Nou de Barcelone. Par ses dimensions et ses ambitions, le futur stade marocain s’impose comme un élément central du dispositif du Royaume pour la compétition, mais aussi comme une infrastructure destinée à accueillir les plus grands rendez-vous sportifs internationaux à l’avenir.
Les six stades marocains sont toujours prévus pour le Mondial 2030 et poursuivent leur préparation en vue de la compétition. Si AS laisse entendre qu’un site pourrait être écarté au Maroc, aucun retrait n’a pour l’heure été annoncé, alors que plusieurs villes espagnoles sont déjà confrontées à des incertitudes autour de leur candidature.









