Le Néerlandais de 29 ans aux quatre couronnes mondiales (2021-2024), mais dont la première partie de saison a été difficile, partira en pole position sur la grille de départ d’une course de 62 tours de 4,927 km sur des avenues transformées en circuit, dans le quartier d’affaires de Marina Bay, en bord de mer et entouré de gratte-ciels.
«Mad Max» a réalisé son meilleur tour des qualifications en 1 minute 31 secondes et 373 millièmes, flirtant avec les 300 km/h sur un tracé urbain, sinueux, étroit et bordé de murs en béton.
Verstappen, qui avait jusqu’à l’été menacé de quitter la F1 avant d’être reconduit pour des dizaines de millions de dollars de salaire annuel chez Red Bull, proclame qu’il est là pour «gagner» avec une «voiture très solide».
Il surfe sur une bonne dynamique après sa deuxième place à Bakou (Azerbaïdjan) fin septembre et sa victoire à Sepang (Malaisie) dimanche dernier, où s’était abattue une impressionnante averse tropicale.
Red Bull performante
La voiture, moteur et châssis maison par Red Bull associée à Ford, est performante depuis la fin de l’été et l’écurie, filiale du géant austro-thaïlandais des boissons énergisantes, est quatrième au classement des constructeurs.
Mais elle se rapproche de Ferrari (2e) et McLaren (3e), Mercedes restant presque intouchable.
Lors des qualifications, Verstappen a devancé les monoplaces italiennes rouges du Monégasque Charles Leclerc et du septuple champion du monde britannique Lewis Hamilton.
La richissime superstar de 41 ans a pourtant failli virer en tête des qualifications.
Il a remporté par le passé à Singapour quatre pole positions et le même nombre de victoires sur un circuit urbain qu’il «adore».
Verstappen en revanche n’y a jamais gagné, mais a dominé vendredi les essais et qualifications pour la course sprint de samedi, qu’il a remportée avec maestria sur une piste détrempée par la pluie.
«Ça me saoule»
L’eau sur l’asphalte a provoqué une belle pagaille d’accidents et d’abandons, dont le très précoce d’Isack Hadjar, dont la Red Bull est moins au point que celle de Verstappen. Après un problème moteur lors du sprint, le jeune Français a rapporté avoir «cassé (s)a boîte de vitesse» aux qualifications, où il n’a pas pu boucler le moindre tour chronométré.
Lançant «ça me saoule», il partira dimanche de la 22e et dernière place.
Verstappen s’est quand même plaint du «départ une fois de plus atroce» lors du sprint, lorsqu’il s’est fait doubler par le Britannique George Russell.
Mais l’Anglais de Mercedes passe un très mauvais week-end singapourien après un dimanche noir en Malaisie où il avait abandonné en fin de Grand Prix sur casse moteur.
Dans le sprint singapourien, Russell avait pourtant pris la tête mais il a commis une erreur en glissant tout seul sur une ligne blanche humide en ré-accélérant. Sa voiture lui a échappé et elle a tapé sur les murs en béton de part et d’autre de la piste. Il en a endossé la «responsabilité».
Sixième temps des qualifications, le pilote Mercedes partira pourtant avant-dernier sur la grille: il a en effet écopé d’une pénalité pour changement de moteur après son avarie à Sepang, hors des quotas de remplacement de pièces.
A l’aube de ce 17e GP de l’année, Russell n’a, sauf miracle, quasiment plus aucune chance de pouvoir rattraper au Championnat du monde son rival et coéquipier Kimi Antonelli, tout juste 20 ans, qui fonce vers le premier titre en F1 d’un Italien depuis plus de 70 ans.
Quatrième aux qualifications, il gère son avance de 89 points sur Russell et assure qu’il fait «du mieux qu’il peut».
Troisième au classement des pilotes, Hamilton s’est félicité du bon résultat pour Ferrari avec le second temps de Leclerc: il lui a demandé de «collaborer pour essayer de mettre la pression sur Max» Verstappen.
