Dans une ambiance électrique à San Francisco pour cet ultime match de la finale, la capitaine tricolore a écrasé ses adversaires, avec 30 points, au terme d’une deuxième mi-temps impressionnante.
«J’adore les moments comme ça ! Nat (Natalie Nakase, l’entraîneuse, ndlr) m’a dit d’être patiente dans la première mi-temps, c’était dur, mais je l’ai fait et ça a payé !», lance, extatique, Gabby Williams après la rencontre, une casquette avec inscrit «Champions» sur la tête.
La Française de 30 ans a réalisé une deuxième mi-temps exceptionnelle, avec 28 points inscrits.
Elle était omniprésente sur le parquet et a réalisé un festival avec trois paniers à trois points d’affilée dans le troisième quart-temps.
Elle a continué sur sa lancée dans les dernières minutes, inscrivant ses lancers-francs et s’offrant un incroyable panier à distance, derrière l’arc, devant plus de 18.000 spectateurs exaltés, à 02:19 de la fin (60-57).
«On a des personnes prêtes à tout donner pour remporter un match. Elles ne se soucient pas de marquer des points. Elles veulent défendre et prendre des rebonds. Elles sont prêtes à tout pour y arriver, et c’est ainsi qu’on a instauré une très belle culture ici », à San Francisco, se réjouit Gabby Williams.
«C’est un message à tous ceux qui ont été sous-estimés ou incompris (...). C’est la preuve que si l’on y met tout son coeur et son âme, on peut gagner des titres» renchérit sa coach Natalie Nakase.
Avec trois matchs remportés chacune, les deux équipes ont mis du temps à se départager dans cet ultime duel de la finale.
Les Valkyries ont mieux commencé, infligeant 8-0 d’entrée à Atlanta, mais le Dream a réagi avec une série de 21 points à 6 pour prendre les commandes.
Puis Gabby Williams a pris le match en main et décidé de l’issue de ce coude-à-coude.
Les Valkyries remportent ainsi le premier titre de WNBA de leur histoire, après seulement deux ans dans la ligue de basket nord-américaine.
Atlanta, de son côté, échoue en finale pour la quatrième fois.
