C’est le Brésil qui doit avoir peur!

Brahim Diaz

ChroniquePour son match inaugural face au Brésil, samedi prochain, le Maroc a les moyens de viser la victoire. Et rien que la victoire!

Le 08/06/2026 à 10h02

Bien sûr, le résultat du premier match n’a jamais conditionné le parcours d’une sélection dans un Mondial. Il faut toujours le relativiser. Pour preuve, rappelons-nous du Mondial 1994 (aux Etats-Unis, déjà): la Bulgarie de Stoïtchkov et Kostadinov a perdu son match inaugural face au Nigéria, qui disputait à l’époque son tout premier Mondial, sur le score net et sans appel de 3-0. Une claque. Derrière, les Bulgares se sont quand même hissés jusqu’au dernier carré, alors que les brillants Nigérians avaient disparu bien avant…

Autre exemple: l’Espagne de 2010. La bande à Iniesta a démarré la compétition avec une cuisante défaite face à la Suisse (0-1). Ce qui ne l’a pas empêchée d’aller au bout et de remporter son premier Mondial. La Suisse, pour sa part, n’a même pas vu le deuxième tour…

Tout cela doit nous inviter à relativiser l’importance du premier match face au Brésil. Ce premier test, bien sûr qu’il vaut mieux le gagner. C’est la meilleure issue possible. Mais, même avec un résultat négatif, c’est-à-dire un nul ou une défaite, les Lions de l’Atlas peuvent tracer leur chemin.

Malgré, tout laisse indiquer que ce Maroc–Brésil de samedi prochain a de grandes chances de conditionner la suite de la compétition, au moins pour les Marocains. Sur le papier, il s’agit juste d’un match entre le 6ème et le 7ème du classement de la FIFA. Un débat théoriquement équilibré qui peut basculer d’un côté comme de l’autre.

Mais, qu’on le veuille ou non, la pression sera bien sur les épaules des Lions de l’Atlas. Entre les deux sélections, il y a le poids de l’histoire. En 1998, le Maroc, avec une belle sélection emmenée par feu Henri Michel, avait manqué le passage au deuxième tour parce que, face au Brésil, Bassir et ses coéquipiers avaient regardé Ronaldo et les autres jouer et dérouler. Au final, il y a eu un cinglant 0-3 qui a empêché les Lions d’accéder au second tour.

Avec le recul, on peut parler d’un manque d’ambition, de confiance aussi…

Samedi prochain, il en ira autrement. Cette fois, les Marocains traiteront d’égal à égal avec les Brésiliens. Ils ne vont pas les regarder jouer mais tenteront de les faire déjouer. Ils doivent les battre. Ils en ont les moyens. Le dernier match de préparation, disputé hier face à la Norvège (1-1), nous en a donné la confirmation, au moins sur la première mi-temps.

Il faut espérer que les Lions soient au complet et que les blessures de Mazraoui et d’Ezzalzouli soient légères. Mais si le Maroc, 7ème au classement FIFA, reproduit le même visage montré en 1ère mi-temps face à la Norvège, c’est le Brésil qui aura peur. Avec ou sans Neymar. Qu’on se le dise.

Par Footix marocain
Le 08/06/2026 à 10h02