Les Lions de l’Atlas et les Grenadiers s’affrontent ce mercredi 24 juin à 23 h (heure marocaine), au stade Mercedes-Benz d’Atlanta, pour le dernier acte de la phase de groupes de la Coupe du Monde. Une rencontre décisive pour les hommes de Mohamed Ouahbi, avec pour objectif de valider leur qualification en seizièmes de finale après un nul inaugural face au Brésil et une victoire 1-0 contre l’Écosse, mais aussi de boucler cette phase de groupes à la première place du groupe C.
En face, Haïti, qui n’a toujours pas enregistré de victoire après deux défaites contre les Écossais (1-0) et les Brésiliens (3-0), aura à cœur de conclure sa deuxième participation à une phase finale de Coupe du monde par un tout premier succès.
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«Contre le Maroc, c’est une occasion pour la sélection d’écrire une belle page de son histoire, je pourrais même dire une page historique. Il faut savoir qu’Haïti n’a jamais remporté de match en phase finale de Coupe du monde, toutes catégories confondues. C’est une opportunité unique de changer les choses», nous explique Jean-Pierre Étienne, journaliste sportif haïtien.
Lors de sa dernière apparition dans une Coupe du monde, en 1974 en Allemagne, la sélection caribéenne avait connu de lourdes défaites, dont un 7-0 face à la Pologne dès la deuxième journée. Pour autant, les revers des hommes de Sébastien Migné lors de ce Mondial 2026 ne sont pas jugés catastrophiques, avec quatre buts encaissés au total: «L’équipe va jouer ce match pour gagner, ce n’est pas un match comme les autres», ajoute le journaliste.
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«Le secteur offensif peut faire la différence»
Même si les Grenadiers sont déjà éliminés dans cette édition organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, Jean-Pierre Étienne estime que les qualités offensives de l’équipe peuvent poser problème aux Marocains ce mercredi soir.
«Le secteur offensif peut faire la différence. Oui, certes, ils n’ont pas encore marqué, mais je trouve qu’il est assez redoutable. Wilson Isidor, Frantzdy Pierrot, Ruben Providence… ce sont des profils de très bon niveau en club», explique-t-il, avant d’insister: «Je pense que la ligne offensive peut faire mal aux Marocains».
Getty Images via AFP
Forcément, avec un statut encore novice et une élimination déjà quasiment actée, les Grenadiers aborderont cette rencontre sans pression. D’autant que face à l’Écosse, Haïti s’est inclinée sur la plus petite des marges et a posé de sérieux problèmes à la Tartan Army durant l’ensemble de la rencontre.
Et si Haïti cherche sa première victoire, une autre bataille se jouera aussi sur le banc, entre les sélectionneurs Mohamed Ouahbi et Sébastien Migné, dans une lecture tactique déterminante.
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«Je pense que l’équipe haïtienne se présentera avec un schéma prudent contre le Maroc. Une équipe capable d’aller de l’avant, comme on l’a vu face à l’Écosse avec un système en 4-4-2 assez offensif», précise le confrère haïtien.
«Contre le Brésil, c’était un match différent, avec des erreurs individuelles qui ont été fatales pour les Haïtiens», ajoute-t-il. Et face à la Seleçao, ces erreurs ont coûté une lourde défaite 3-0: «Si tu fais une erreur, tu la payes cash».
Contre une sélection marocaine déterminée à terminer première du groupe, Haïti tentera coûte que coûte de jouer sa chance, malgré ses limites:
«Je pense que les limites de la sélection haïtienne sont là: le manque d’expérience. Le Brésil était, selon moi, l’équipe la plus complète que nous avons affrontée. Le Maroc est aussi très redoutable», conclut Jean-Pierre Étienne.










