Mondial 2026: l’essentiel de la conf’ de Sébastien Migné avant Maroc-Haïti

Sebastien Migné, sélectionneur d'Haïti, en conférence de presse. Getty Images. 2026 Getty Images

Le sélectionneur d’Haïti, Sébastien Migné, s’est présenté en conférence de presse avant la troisième et dernière journée du groupe C du Mondial 2026 entre le Maroc et Haïti, prévue ce mercredi 24 juin à Atlanta.

Le 23/06/2026 à 20h48

Les Lions de l’Atlas de Mohamed Ouahbi et les Grenadiers de Sébastien Migné croiseront le fer ce mercredi au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta pour boucler la phase de groupes de la Coupe du monde 2026.

À la veille de ce rendez-vous important dans la course à la qualification pour les seizièmes de finale, Sébastien Migné s’est présenté devant les médias afin d’évoquer les principaux enjeux de cette affiche face au Maroc.

Après deux défaites contre le Brésil (3-0) et l’Écosse (1-0) Sébastien Migné a expliqué la gestion mentale de son groupe avant le match face au Maroc: «On a dû recentrer tout le monde après les deux défaites et l’élimination. Il fallait leur expliquer que c’était une chance d’être ici, sur la scène mondiale. L’élimination? Ce qui est important pour nous, c’est de bien jouer, car nos qualifications représentent beaucoup d’espoir pour le peuple haïtien. Oui, il y a eu deux défaites, mais la vraie défaite serait d’abandonner. C’est ce que j’ai dû expliquer aux joueurs. C’est mieux pour nous, ça nous rend plus visibles ici».

Migné est ensuite revenu sur l’adversaire marocain, qu’il qualifie de «grande équipe»: «Le Maroc, champion d’Afrique, demi-finaliste du dernier Mondial, avec de grands joueurs, un beau jeu… c’est un grand honneur pour nous de jouer contre eux. On connaît le défi et on essaie de rester concentrés».

Ensuite, le sélectionneur d’Haïti est revenu sur Mohamed Ouahbi et, plus largement, sur l’évolution du football marocain, qu’il estime en nette progression: «Il fait un grand travail, ce serait difficile de dire l’inverse. J’étais là pendant la CAN au Maroc, et c’était déjà une grande équipe. Je pense que l’équipe est encore meilleure maintenant, il y a plus d’équilibre qu’avant. L’arrivée de Diop et Bouaddi a été très positive pour eux. J’ai pu aussi écouter ses interviews, c’est toujours intéressant de l’entendre. Il y a un grand enjeu demain, et chez les joueurs ils ont Hakimi aussi, qui est top, avec des joueurs de haut niveau. (...) On peut parler de Diaz aussi, mais également des bons gardiens qu’ils ont. L’équipe nationale du Maroc a une très bonne équipe et un grand jeu à jouer. Dans les prochaines années, ils seront partout. Le Maroc a beaucoup investi, et l’Afrique aussi, et on voit les conséquences aujourd’hui, et c’est très positif».

Migné a ensuite expliqué avoir beaucoup appris durant la compétition: « On ne savait pas comment concrétiser nos occasions. C’est du football de très haut niveau: une seule erreur peut coûter très cher. Ce n’est pas seulement une question de plan de jeu. Je pense qu’on a beaucoup appris, et j’espère qu’on reverra Haïti lors des prochaines éditions de la Coupe du monde. Nous sommes ici pour apprendre, et nous espérons que demain nous montrerons que nous méritons d’être présents ici».

Après deux ans sur le banc des Grenadiers, Migné, qui a largement contribué à la qualification haïtienne, 52 ans après la dernière apparition en 1974, dresse un bilan plutôt positif: «En comparaison avec mon premier match (avec Haïti) beaucoup de choses ont changé. On a ouvert beaucoup de portes à l’équipe. Quand je dis cela, cela signifie des entrées et des sorties: les joueurs peuvent venir et partir. J’ai essayé d’instaurer la compétitivité, une dynamique, et tout ce qu’il faut pour peut-être se qualifier pour la Coupe du monde. Peut-être qu’on a aussi contribué à une forme de professionnalisation de l’équipe, mais il y a encore beaucoup à travailler, il n’y a aucun doute. Comparé à il y a deux ans, il y a beaucoup de progrès, et on apprend de ceux qui ont plus d’expérience».

Et malgré les deux défaites, Migné espère bien terminer sur une victoire face aux Lions: «Je dirais que les meilleures expériences restent à venir, avec une victoire contre le Maroc demain».

Le sélectionneur des Grenadiers revient ensuite sur son lien avec Haïti: «Je n’ai pas pu m’y rendre pour des raisons de sécurité et j’espère pouvoir aller en Haïti. Mais ma présence avec mon staff en Haïti, auprès des locaux, pourrait aider le football haïtien et les habitants. Nous devons absolument nous y rendre».

Sébastien Migné termine sur un dernier mot au sujet de l’expérience aux États-Unis: «En tant que coach, on est jugé sur les résultats. On était très fiers malgré tout de l’équipe et d’avoir été au plus haut niveau, sur la scène mondiale la plus prestigieuse. Les défaites sont toujours très douloureuses, mais ça fait partie du jeu. On respecte, puis on passe à autre chose pour aller plus loin. Il faut se souvenir que c’était notre expérience, et en septembre, faire en sorte de continuer à améliorer les choses».

Par DNES aux Etats-Unis, Khalil Abou Khalil et Abderrahim Et-Tahiry
Le 23/06/2026 à 20h48