Pour l’équipe de France, battre les Lions de l’Atlas est bien plus qu’une simple étape vers le dernier carré de la Coupe du monde 2026. Une qualification permettrait également à la Fédération française de football de respirer sur le plan financier. Fragilisée par un déficit de près de 9 millions d’euros enregistré en 2025, la FFF compte sur un long parcours de sa sélection pour amortir les importantes dépenses liées à ce Mondial.
Pourtant, l’instance présidée par Philippe Diallo avait adopté, au début du mois de juin, à l’issue de son assemblée générale à Ajaccio, «un budget record» de 348 millions d’euros pour la saison 2026-27. Une hausse qui ne masque toutefois pas une situation financière plus délicate, notamment en raison de la chute des revenus provenant des droits télévisés du football français et des aides accordées aux clubs professionnels.
À cela s’ajoute le coût exceptionnel du Mondial 2026. Disputée pour la première fois à 48 équipes et répartie entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, cette édition impose une logistique bien plus lourde aux fédérations participantes. Malgré l’augmentation de 15% des dotations versées par la FIFA, les dépenses restent particulièrement élevées.
Lire aussi : Mondial 2026: quand la presse française ressort la carte Ayyoub Bouaddi pour mettre la pression sur les Lions
Philippe Diallo ne s’en est d’ailleurs pas caché. Dans un entretien accordé au quotidien L’Équipe, le président de la FFF a reconnu que son institution avait besoin d’un parcours en profondeur pour éviter d’aggraver sa situation financière.
«Il faut aller très loin dans le tournoi pour réussir à équilibrer les comptes. Je ne parle même pas de gagner de l’argent, mais seulement de ne pas en perdre», a-t-il déclaré, appelant également la FIFA à revoir à la hausse les primes distribuées aux sélections.
Le quart de finale face aux coéquipiers d’Achraf Hakimi prend une dimension supplémentaire. Au-delà de l’enjeu sportif et de la quête d’une place dans le dernier carré, une élimination prématurée compliquerait aussi les comptes de la «3F». Une pression de plus pour les Bleus, qui retrouveront un Maroc déterminé à écrire une nouvelle page de son histoire.
Mohamed Ouahbi et Didier Deschamps



























